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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 28, 2016

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Tout conte fée

1 juin 2016 |
SERIE
Tout conte fée
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
20 €
DATE DE SORTIE
13/04/2016
EAN
2203018356
Achat :

Dans un immeuble parisien de cette année 1915, c’est la catastrophe à tous les étages ! Le père Noël est coincé dans la cheminée, un Indien est retrouvé mort une flèche dans la poitrine, deux petits mineurs creusent une galerie dans un appartement, Pierre Pan se dispute avec un capitaine manchot, Jésus se balade sur les toits, et une petite fille habillée de rouge est portée disparue sur le chemin de chez sa grand-mère. Le monde des contes dérape dans le monde réel… à moins que ce ne soit l’inverse !

tout_conte_fee_imageL’idée de mélanger des personnages de contes populaires et leur donner une identité banale, dans un décor début XXe siècle était séduisante. Hélas, très vite, l’album lasse, par une accumulation de calembours et de dialogues grotesques. La farce maligne se transforme en vaudeville pénible, et l’avalanche de citations de la Psychanalyse des contes de fées de Bettelheim – servant d’explications aux événements – vient alourdir le tout. Dommage, car le scénario recelait de bonnes idées, matière à un one-shot plein d’humour et de rebondissements. Un résultat encore plus rageant face au beau dessin de Bandini. Lui qui avait démarré dans la BD avec Ozanam – Face contre ciel, Les Âmes sèches –, avait poursuivi avec Les Autres Gens, et qui met en images ici un scénario de son père, déploie une palette rythmée et inventive, parfois inégale, mais débordant de vie et d’envie. Voilà un album qu’on aurait aimé chérir, mais qui se met très vite le lecteur à dos.

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Commentaires

  1. Alain Pauwels

    Vraiment pas d’accord avec cette critique trop négative à mon goût sauf pour le dessin. L’histoire ne m’a pas du tout lassé, au contraire, elle ne perd pas son rythme et les rebondissements surprenants soutiennent l’attention. Les calembours et dialogues « grotesques » relèvent à mon sens plus d’un nonsense plus anglo-saxon que français. Et l’apport (parcimonieux) de la « Psychanalyse des contes de fées » de Bettelheim permet une relecture du livre à des degrés différents. Pour moi, une réussite – passée inaperçue – dont on reparlera plus tard, à l’épreuve du temps.
    Comme quoi les goûts et les couleurs…

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