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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | May 21, 2019

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4 Comments

Junk #2 **

5 février 2010 |

junk2_couvpasmalPar Brüno et Nicolas Pothier. Treize étrange, 13 €, le 13 janvier 2010.

Suite et fin de ce western crépusculaire, qui sonne le glas de la carrière de brigands de ses personnages.junk2_image1 Ces braqueurs sur le retour sont usés, bedonnants, rhumatisants, mais le barbu Hank Williams a décidé de les réunir pour retrouver l’hypothétique trésor des sudistes. Et aussi pour démasquer le traître qui se trouve parmi son groupe de vieux potes. Sauf que rien ne va se passer comme prévu, et la promenade de santé se transforme rapidement en marche funèbre.

Le premier volume alliait humour bon enfant et intrigue basée sur des mensonges et des non-dits. junk2_image2 Mais il frustrait un poil, par un certain manque d’originalité. Hélas le second volume confirme les impressions initiales : au départ, on a plaisir à suivre les déambulations vaines de cette attachante bande d’ex-bandits de grand chemin, mais les rebondissements – aussi spectaculaires qu’ils soient –  ne parviennent pas à convaincre et à apporter le petit plus. Les deux tomes de Junk se laissent donc lire agréablement, grâce notamment au dessin toujours percutant de Brüno (Biotope, Commando colonial…) et aux dialogues de Nicolas Pothier (Ratafia). Mais jamais la série ne décolle vraiment, et se tire définitivement une balle dans le pied avec un twist final vraiment bizarre.

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Commentaires

  1. Frédéric Mangé

    Monsieur,

    Je me permets de réagir à votre article avec lequel je ne peux être qu’en total désaccord tant votre manque d’analyse est criant.

    Je lis dans votre papier « humour bon enfant »… Où avez-vous vu dans JUNK de l’humour plein de candeur ? J’y vois, au contraire, un humour cynique, noir et percutant. Mais nous n’avons sans doute pas le même sens de l’humour…

    Vous dites ressentir dans JUNK « un certain manque d’originalité ». – un comble pour quelqu’un qui aligne les lieux communs comme d’autres enfilent des perles ! – Il y a dans JUNK une grande originalité formelle, justement. Mais peut-être que les notions de narration, de structure, de découpage, de traitement et de genre vous sont tellement étrangères que vous êtes incapable de les appréhender… Permettez-moi de vous dire que si vous pensez que l’originalité d’un récit de bande dessinée ne se mesure qu’au regard de son sujet, vous risquer de passer à côté d’un bon nombre de choses dans votre vie de lecteur !

    D’après vous, « la série se tire une balle dans le pied ». En quoi ? On aimerait bien le savoir.
    A part le plaisir de faire un bon mot, qu’entendez-vous par là ?

    Enfin, vous avez vu un « twist final vraiment bizarre ». Moi, je vois surtout un « critique » BD qui n’ayant visiblement rien compris préfère penser que les auteurs sont des incapables plutôt que de se questionner sur leurs intentions…

    Pour moi, votre article est soit d’une maladresse consternante de médiocrité soit d’une mauvaise foi confondante ! Comme vous ne pouvez pas objectivement dire que JUNK est une mauvaise BD, vous écrivez donc qu’elle se lit « agréablement » grâce « notamment » (à qui d’autre ?!?) au « dessin de Brüno » et aux « dialogues de Nicolas Pothier ». Ouf ! JUNK, c’est bof, mais c’est bien quand même !

    Je ne remets pas en cause votre droit à ne pas aimer un album, mais dans ce cas, argumentez un minimum au lieu d’aligner à l’emporte pièce des phrases toutes faites qui ne veulent rien dire. Etre critique de bandes dessinées, ce n’est pas se cantonner à dire « j’aime » ou « j’aime pas », c’est aussi et surtout être capable d’analyser et d’argumenter sur le fond et la forme de l’œuvre que l’on présente… Sinon, autant rester assis au comptoir du Café du Commerce à parler de la sélection de l’équipe de France !

    Bien à vous,

    Frédéric Mangé,
    éditeur de JUNK

  2. Frédéric Mangé

    Monsieur,

    Je me permets de réagir à votre article avec lequel je ne peux être qu’en total désaccord tant votre manque d’analyse est criant.

    Je lis dans votre papier « humour bon enfant »… Où avez-vous vu dans JUNK de l’humour plein de candeur ? J’y vois, au contraire, un humour cynique, noir et percutant. Mais nous n’avons sans doute pas le même sens de l’humour…

    Vous dites ressentir dans JUNK « un certain manque d’originalité ». – un comble pour quelqu’un qui aligne les lieux communs comme d’autres enfilent des perles ! – Il y a dans JUNK une grande originalité formelle, justement. Mais peut-être que les notions de narration, de structure, de découpage, de traitement et de genre vous sont tellement étrangères que vous êtes incapable de les appréhender… Permettez-moi de vous dire que si vous pensez que l’originalité d’un récit de bande dessinée ne se mesure qu’au regard de son sujet, vous risquer de passer à côté d’un bon nombre de choses dans votre vie de lecteur !

    D’après vous, « la série se tire une balle dans le pied ». En quoi ? On aimerait bien le savoir.
    A part le plaisir de faire un bon mot, qu’entendez-vous par là ?

    Enfin, vous avez vu un « twist final vraiment bizarre ». Moi, je vois surtout un « critique » BD qui n’ayant visiblement rien compris préfère penser que les auteurs sont des incapables plutôt que de se questionner sur leurs intentions…

    Pour moi, votre article est soit d’une maladresse consternante de médiocrité soit d’une mauvaise foi confondante ! Comme vous ne pouvez pas objectivement dire que JUNK est une mauvaise BD, vous écrivez donc qu’elle se lit « agréablement » grâce « notamment » (à qui d’autre ?!?) au « dessin de Brüno » et aux « dialogues de Nicolas Pothier ». Ouf ! JUNK, c’est bof, mais c’est bien quand même !

    Je ne remets pas en cause votre droit à ne pas aimer un album, mais dans ce cas, argumentez un minimum au lieu d’aligner à l’emporte pièce des phrases toutes faites qui ne veulent rien dire. Etre critique de bandes dessinées, ce n’est pas se cantonner à dire « j’aime » ou « j’aime pas », c’est aussi et surtout être capable d’analyser et d’argumenter sur le fond et la forme de l’œuvre que l’on présente… Sinon, autant rester assis au comptoir du Café du Commerce à parler de la sélection de l’équipe de France !

    Bien à vous,

    Frédéric Mangé,
    éditeur de JUNK

  3. Cher Frédéric,
    je comprends bien qu’en tant qu’éditeur, vous êtes plus enthousiaste que moi sur la série que vous publiez ! J’aime le travail de Brüno et celui de Nicolas Pothier, mais c’est vrai que j’ai été déçu par Junk. Et c’est ce que je tente d’expliquer avec concision dans mon article.

    Oui, je qualifie l’humour de « bon enfant » (ce n’est pas vraiment méchant comme critique!), car les blagues relèvent du registre grand public (les problèmes de vue, de digestion des personnes âgées, etc.).

    Je ne renie pas l’originalité formelle de Junk (découpage, cadrage, trait…), mais je regrette plutôt son manque dans le déroulement de l’histoire. Les vieux brigands réunis pour chercher un hypothétique trésor (même si en réalité il ne s’agit de pas ça), et bien oui, je ne trouve pas ça renversant d’originalité. Je le répète, on lit ces deux volumes sans déplaisir, mais sans non plus être vraiment épaté.

    Et effectivement, je n’ai pas vraiment saisi la fin, et je ne suis pas le seul. Et je me questionne encore sur les intentions des auteurs, ne vous inquiétez pas. Et surtout, je ne les ai pas traités d’incapables, car je suis convaincu qu’ils ne le sont pas.

    Alors, peut-être n’avais-je pas assez détaillé dans cet article les défauts que je vois dans Junk ..? Mais faire la critique d’albums décevants signés d’auteurs dont on apprécie en général le travail est sans doute un des exercices les plus difficiles pour nous, médiocres critiques de BD…

    Enfin, je rappelle, s’il est besoin, qu’une critique est l’avis d’une personne à un instant donné et ne prétend à rien d’autre. Et que je serai ravi de discuter de vive voix avec vous, au café du commerce ou ailleurs.

    Cordialement,
    benjamin roure

  4. Cher Frédéric,
    je comprends bien qu’en tant qu’éditeur, vous êtes plus enthousiaste que moi sur la série que vous publiez ! J’aime le travail de Brüno et celui de Nicolas Pothier, mais c’est vrai que j’ai été déçu par Junk. Et c’est ce que je tente d’expliquer avec concision dans mon article.

    Oui, je qualifie l’humour de « bon enfant » (ce n’est pas vraiment méchant comme critique!), car les blagues relèvent du registre grand public (les problèmes de vue, de digestion des personnes âgées, etc.).

    Je ne renie pas l’originalité formelle de Junk (découpage, cadrage, trait…), mais je regrette plutôt son manque dans le déroulement de l’histoire. Les vieux brigands réunis pour chercher un hypothétique trésor (même si en réalité il ne s’agit de pas ça), et bien oui, je ne trouve pas ça renversant d’originalité. Je le répète, on lit ces deux volumes sans déplaisir, mais sans non plus être vraiment épaté.

    Et effectivement, je n’ai pas vraiment saisi la fin, et je ne suis pas le seul. Et je me questionne encore sur les intentions des auteurs, ne vous inquiétez pas. Et surtout, je ne les ai pas traités d’incapables, car je suis convaincu qu’ils ne le sont pas.

    Alors, peut-être n’avais-je pas assez détaillé dans cet article les défauts que je vois dans Junk ..? Mais faire la critique d’albums décevants signés d’auteurs dont on apprécie en général le travail est sans doute un des exercices les plus difficiles pour nous, médiocres critiques de BD…

    Enfin, je rappelle, s’il est besoin, qu’une critique est l’avis d’une personne à un instant donné et ne prétend à rien d’autre. Et que je serai ravi de discuter de vive voix avec vous, au café du commerce ou ailleurs.

    Cordialement,
    benjamin roure

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