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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | July 27, 2017

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2 Comments

La Banque #1

16 juin 2014 |
SERIE
La Banque
ALBUM
1815-1848 - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
13.99 €
DATE DE SORTIE
25/04/2014
EAN
2205070282
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Une énième saga familiale, avec pour toile de fond le monde de la finance, autant vous dire qu’on ne pariait pas ses économies là-dessus. Surtout avec un titre aussi sexy que La BanqueEt pourtant, on se laisse happer par ce premier tome enlevé et esthétiquement plaisant, grâce à une héroïne qui recèle en elle plus de surprises que l’intrigue elle-même, un peu grossière.

la_banque_image1On suit donc Charlotte et Christian de Saint-Hubert, jeunes nobles déchus et exilés en Angleterre, loin du dictateur Bonaparte. Pour survivre, la première oeuvre comme prostituée de luxe, le second récure le pigeonnier du célèbre banquier Rothschild. Grâce à leur intelligence, leur débrouillardise, et une grande ambition, les deux frangins vont jouer un gros coup en bourse (et un drôle de tour aux financiers britanniques qui les dénigrent). Mais ce sera au prix du sang…

Bien sûr, les rebondissements sont un peu ahurissants, la naïveté sporadique de Charlotte détonne trop par rapport à son orgueil et son machiavélisme naturel. Les événements les plus graves sont traités avec presque autant de légèreté que les plus badins, ce qui fait que cette histoire pourtant très noire demeure relativement proprette. Il n’empêche, la bonne surprise est là, et l’on se prend au suspense insoutenable du délit d’initiés et de la manipulation des cours de Bourse (un rappel historique utile arrive en fin de volume). Le dessin réaliste, élégant et plein de personnalité de Julien Maffre (Le Tombeau d’Alexandre) est pour beaucoup dans la petite réussite de ce premier tome; on le retrouvera avec plaisir dans la seconde partie du diptyque, avant que Malo Kerfriden ne prenne la relève pour les deux volumes suivants.

la_banque_image2

Commentaires

  1. Oui, c’est un livre plutôt intéressant. La spéculation est vieille comme le monde, tout comme la prostitution .J’ignorais que les Rothschild organisaient des soirées fines à Londres. Les jeunes ruinés par la révolution et Bonaparte n’avaient qu’à bien se tenir… On en apprend tous les jours, ma parole!

  2. Si la spéculation et la prostitution sont vieilles comme le monde, ce qui est relativement nouveau c’est la spécialisation dans ces domaines des nations culturellement les plus avancées. Shakespeare avec son « Marchand de Venise » avait quelques siècles d’avance.

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