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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 27, 2016

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La Femme aux cartes postales

1 septembre 2016 |
SERIE
La Femme aux cartes postales
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
23 €
DATE DE SORTIE
01/09/2016
EAN
2923841921
Achat :

femme_1Née en Gaspésie, dans le petit village de Sainte-Emilie-de-Caplan, Rose ne se satisfait pas de la vie qu’elle mène. Cette jeune femme des années 1950 ne se laisse pas corseter par les conventions, et décide de quitter sa mère et son chat pour aller tenter sa chance à Montréal. Son rêve ? Devenir chanteuse de jazz dans un club.

Elle rejoint Roméo, un ami de longue date, et tente de « devenir qui [elle est] ». Son joli brin de voix lui ouvre des portes, et la voilà membre d’un trio. Avec Roméo (pianiste sous le pseudo de Lefty) et le trompettiste Art, au charme duquel elle n’est pas indifférente, elle apprend le métier, la bonne attitude à avoir sur scène, comment transformer sa silhouette. Mais, concurrencés par la télévision et le rock, menacés par des ligues moralistes, les clubs de jazz montréalais ferment les uns après les autres. Le trio s’envole pour une tournée américaine, Rose (devenue Rosie Rainbow) épouse Art, tombe enceinte…

Au départ, la lecture de cette Femme aux cartes postales peut être troublante, voire vaguement dissuasive. Car le scénariste Claude Paiement ne se contente pas de dérouler linéairement la trajectoire de Rosie et ses compagnons. Très vite, il introduit des morceaux d’un récit parallèle, celui de la quête des origines d’un certain Victor Weiss, en 2002. Ce dernier souffre d’une maladie génétique rare, et l’on vient de lui découvrir un frère jumeau sans-abri, décédé. D’abord décousue, la construction met progressivement en évidence les liens entre Victor et Rosie, et parvient à piquer la curiosité.

Ce n’est pas la seule originalité de ce livre habile de 230 pages, servi par l’élégant dessin noir et blanc de Jean-Paul Eid. Finement ciselé, le personnage de Rosie cueille régulièrement le lecteur. La chanteuse a l’habitude de s’adresser à elle-même des cartes postales, comme autant de témoins des moments-clés de sa vie. Les missives font parfois avancer l’intrigue, ou donnent quelques indications sur sa naïveté, son état d’esprit. D’abord chronique musico-sociale, l’album devient ensuite un thriller étonnant, dense et captivant, jusqu’à ses rebondissements finaux, puissants.

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