Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 9, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

2 Comments

La Salle de la mappemonde

1 juillet 2016 |
SERIE
La Salle de la mappemonde
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
19 €
DATE DE SORTIE
26/05/2016
EAN
2916383522
Achat :

mappemondeTrois hommes étrangement masqués et costumés avancent dans un lieu qu’ils découvrent à peine : formes géométriques, architecture étouffante, gigantesque aéroport central, bruit assourdissant, la mégapole offre son inquiétante hostilité à ces étrangers de passage, pas vraiment bienvenus. Encore plus quand ils croisent la route de milices aux déplacements bizarres. Que leur prépare ce monstre urbain ? Que leur cache-t-il ? L’odeur de catastrophe n’a jamais été aussi forte…

Les éditions Matière, assez confidentielles, publient toujours des livres qui méritent plus qu’un détour. La Salle de la mappemonde signé Yuichi Yokoyama interpelle à plus d’un titre. Pour décors, une ville écrasante source de questions sans fin, peuplée d’arlequins du futur, de milices inquiétantes et baignant dans un vacarme strident de sirènes ininterrompues. Nos trois compères nonchalants avancent on ne sait trop où avant d’atteindre leur destination. Tome d’exposition d’une trilogie à venir, La Salle de la mappemonde déroute, entre récit classique (qui sont ces trois hommes ? que veulent-ils ? où vont-ils ?) et expérimentation formelle. Bardées (volontairement) d’onomatopées, beaucoup de cases sont en effet à peine lisibles. Résultat, les larges et percutantes compositions en double-page créent la confusion, balayent tout repère et finissent par oppresser. Sans parler d’une fin abrupte au possible qui laisse pantois.

L’album ne dit pas grand-chose, tout juste livre-t-il quelques indices, tout en brouillant les enjeux, comme ces dessins flous. Plusieurs éléments de synopsis viennent heureusement éclairer (un peu) l’intrigue en fin de livre. Ou l’art de dévoiler par petites touches… Bref, pari réussi au final ! Car si l’on croit d’abord à l’esbroufe, l’album s’inscrit en fait dans un projet à fort potentiel, qu’on devine palpitant.

Un tome qui frustre donc, beaucoup même, qui paraît fade et mou mais d’où perce en fait une intelligence rare, dans la mise en scène, les découpages et la narration. On est impatient d’en savoir plus. En tout cas, on parie beaucoup sur le prochain volume.

 

mappemonde3

Commentaires

  1. Planche à l’envers…

  2. M. Ellis

    Bien vu Henri, merci ! Erreur corrigée…

Publiez un commentaire