Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 17, 2017

Retour en haut de page

Haut de page

12 Comments

Les Beaux Gosses emballent haut la main

11 novembre 2009 |

beauxgosse1.jpgRiad Sattouf aime les ados, ce n’est un secret pour personne. Le créateur de Pascal Brutal les a d’abord auscultés dans Retour au collège, puis épinglés dans La Vie secrète des jeunes. Il retourne à sa marotte, mais cette fois sur grand écran. Pour son premier long-métrage, il a imaginé le quotidien d’Hervé (Vincent Lacoste, tout simplement parfait), 14 ans, au rire un brin niais et très bagué. La grande affaire de ce pré-adulte tourmenté, c’est le sexe, ce Graal qui paraît si lointain. Ce n’est pourtant pas faute d’encouragements de la part de sa mère – Noémie Lvovsky, génitrice foldingue drôlissime à l’écran, que l’on ne souhaite à personne dans la vraie vie.

Avec son copain Camel (Anthony Sonigo), Hervé pratique assidûment la branlette – avec chaussette – et s’extasie sur des catalogues La Redoute vintage, plus fidèles au corps féminin que les nouveaux exemplaires, dont les photos de lingerie sont trop retouchées. Dans leur classe de troisième, où l’on est soit « trop stylé » soit « une tête de cul », il y a Aurore (Alice Tremolières), jeune fille de bonne famille qui finit par se prendre d’affection pour Hervé. Le nigaud attachant roule alors ses premières pelles et vit ses premiers émois amoureux

Entre Le Péril jeune version années 2000 et les teen movies déjantés à l’américaine, ce film trouve très justement sa place. Riad Sattouf réalise une comédie bourrée d’humour, qui fait se tordre son spectateur pendant de longues minutes. Sans forcer le trait, il trace des portraits touchants, collant au plus près de ses personnages – boutons d’acné et appareils dentaires inclus. beauxgosses2.jpg Son secret ? Une empathie visible, qui ne rend jamais sa caméra méchamment moqueuse. Et un esprit piquant, qui enrichit son œuvre de saillies inoubliables. Notamment lorsque la mère d’Hervé, inspirée par un tableau représentant sa progéniture plus jeune, s’exclame innocemment: « T’es mignon, on dirait le petit personnage, là… le petit Grégory ! »

Le casting suscite aussi peu de réserves que le ton employé. Emmanuelle Devos s’est visiblement beaucoup amusée à incarner une directrice de collège autoritaire et prédatrice sexuelle – qui ne déparerait pas sur le site mamanstropchaudasses.com, qui fait fantasmer nos héros. Marjane Satrapi intervient brièvement dans le rôle d’une vendeuse hystérique plutôt savoureuse, et Irène Jacob dans celui d’une créature de rêve. Riad Sattouf s’offre même une petite apparition gag, qu’on vous laissera découvrir. Sous le couvert d’une pochade débridée, il réussit un long-métrage émouvant, qui saisit admirablement le malaise et l’insolence tranquille de l’adolescence.

Laurence Le Saux

________________________________________________________

beaux_gosses_affiche.jpgLes Beaux Gosses
Film de Riad Sattouf, avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières, Noémie Lvovsky, Emmanuelle Devos…
Durée : 1h30. En salles le 10 juin 2009.

Le blog du film

Images © 2009 – LES FILMS DES TOURNELLES – PATHE PRODUCTION – STUDIO 37. Crédits photo : © Les Films des Tournelles © Leïla Garfield.

Votez pour cet article

________________________________________________________

Commentaires

  1. Oliv'

    Si vous lui trouvez un côté « Péril jeune », ce film mérite d’être vu.

  2. Oliv'

    Si vous lui trouvez un côté « Péril jeune », ce film mérite d’être vu.

  3. Oliv'

    Ai passé un bon moment en allant voir ce film. Et de temps en temps au détour d’une scène, un souvenir, enfouit bien bien loin, rejaillit et nous fait replonger avec bonheur, ou pas, dans notre adolescence.

  4. Oliv'

    Ai passé un bon moment en allant voir ce film. Et de temps en temps au détour d’une scène, un souvenir, enfouit bien bien loin, rejaillit et nous fait replonger avec bonheur, ou pas, dans notre adolescence.

  5. Un petit film sympa mais qu’il ne faut pas non plus vendre comme le film d’une génération… Je suis étonné du consensus autour !!

    Une critique plus nuancée quant à ses qualités ici:

    http://freakosophy.over-blog.com/article-33132955.html

    A+

    Fr.

  6. Un petit film sympa mais qu’il ne faut pas non plus vendre comme le film d’une génération… Je suis étonné du consensus autour !!

    Une critique plus nuancée quant à ses qualités ici:

    http://freakosophy.over-blog.com/article-33132955.html

    A+

    Fr.

  7. Jean Latuelle

    Souvenez-vous que « Les 400 coups » était le premier long métrage de Truffaut !
    Est-ce que ce film a quelque chose à envier aux « Beaux Gosses » ?

  8. Jean Latuelle

    Souvenez-vous que « Les 400 coups » était le premier long métrage de Truffaut !
    Est-ce que ce film a quelque chose à envier aux « Beaux Gosses » ?

  9. Je serais effectivemment moins enthousiaste, on est bien sur bien au delà de la production francophone classique, mais le film ne révolutionnera pas le genre.

    Reste le fait qu’il est amusant de reconnaitre les lieux de tournage à Rennes quand on y a trainé quelque peu ses guêtres.

  10. Je serais effectivemment moins enthousiaste, on est bien sur bien au delà de la production francophone classique, mais le film ne révolutionnera pas le genre.

    Reste le fait qu’il est amusant de reconnaitre les lieux de tournage à Rennes quand on y a trainé quelque peu ses guêtres.

Publiez un commentaire