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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 27, 2016

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Rêve d’Olympe

29 août 2016 |
SERIE
Rêve d'Olympe
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
17 €
DATE DE SORTIE
29/06/2016
EAN
2849532622
Achat :

Rêve d’Olympe, c’est la terrible histoire de Samia Yusuf Omar, athlète somalienne aperçue aux JO de Pékin sur le 200 mètres, loin derrière les favorites, et disparue tragiquement  en Méditerranée un jour d’avril 2012. Échapper à la dictature des shebabs (fondamentalistes somaliens), fuir la misère, réaliser ses rêves de haut niveau et embrasser le destin anonyme de ces milliers de migrants esclaves de leur misère. À seulement 21 ans, après avoir enduré sévices et violences en tous genres, les rêves des JO de Londres pour Samia se sont noyés quelque part en mer, dans un cimetière géant, entre l’Afrique du nord et Lampedusa…

olympe_8Elle avait ému aux JO de Pékin en 2008, franchissant la ligne d’arrivée avec 10 secondes de retard sur les meilleures. Cette course trahissait en fait une dure réalité : celle d’une fille d’une famille nombreuse et pauvre, incapable de s’entraîner correctement faute d’infrastructures dignes de ce nom et surtout, bravant l’interdiction de courir faites aux femmes dans un pays dirigé par les fondamentalistes religieux. L’auteur allemand Reinhard Kleist (Le Boxeur) décrit simplement son quotidien, ses espoirs et la violence du parcours d’un migrant : les terribles conditions du « voyage », la misère, la faim…

Du strict point de vue formel, c’est monotone et assez passe-partout, dans un sobre rendu grisé. Les inserts de message Facebook, répétitifs, y contribuant largement. Ainsi dessin, découpage et narration vivent surtout par l’intérêt de ce destin hors du commun. Difficile dans ce genre de récit d’éviter la prise d’otage lacrymale mais là n’est pas l’essentiel. Car Rêve d’Olympe met l’accent sur un fait de société et politique majeur, parle d’une réalité qui se banalise de manière effroyable, celle de migrants qui fuient la mort. Contre l’indifférence et l’anonymat, cet album en forme de piqûre de rappel ne peut être que nécessaire.

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