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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 23, 2017

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Sélection BD érotiques #6

18 avril 2011 |

De la prose du XIXe siècle au bondage 50’s, en passant par la fantasy déjantée, l’onirisme débridé et le pastiche coquin, voici une nouvelle sélection de BD érotiques. Ça sent le printemps ! (et n’hésitez pas à cliquer sur les planches pour les voir en plus grand)

erotique_gwendoline_couverotique_gwendoline_imagepGwendoline

Véritable maître de l’érotisme dessiné, l’Américain John Willie, de son vrai nom Alexander Scott Coutts, a vécu une vie d’artiste un peu maudit, décédant en 1962 sans jamais avoir rencontré qu’un succès de niche. Et pour cause, son oeuvre adopte un parti-pris artistique bien peu mainstream: le bondage.Dans le présent volume, qui reprend une histoire de 1951-52, on ne voit aucun homme, ni véritable scène de sexe. Juste des femmes juchées sur des talons vertigineux, qui se ligotent, se corsètent, se torturent un peu (mais ce sont les méchantes qui font ça, hein). Devenu un personnage culte, Gwendoline a survécu à son auteur, mais n’a jamais atteint le degré d’érotisme étrange que John Willie pratiquait dans ses publications vendues par correspondance. On apprend tout cela dans la dense et intéressante introduction signée Vincent Bernière, directeur de la collection Erotix. On se perd ensuite dans ces pages superbes, faites de grandes cases délicatement aquarellées et de dialogues surréalistes. L’ensemble forme au final un curieux objet de fascination fétichiste, au trait d’une précision chirurgicale et à portée iconique. Troublant et envoûtant.

Gwendoline, la princesse perdue.
Par John Willie.
Delcourt/Erotix, 14,95 €, février 2011.
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erotique_aphrodites_couverotique_aphrodites_imagepLes Aphrodites

Adapté d’un texte coquin datant de la Révolution française, cette série décrit un lieu des plus chaleureux : un manoir aux portes de Paris, qui accueille une société secrète et libertine, celle des Aphrodites. Ici, peu importe que l’on fasse partie d’une noblesse déliquescente ou du petit peuple, l’essentiel est la manière dont on fornique ! On suit donc un beau gaillard qui se fait ouvrir la porte de l’établissement par la volubile Mme Durut, intendante du lieu et aussi son initiatrice lorsqu’il était adolescent ; on croise ensuite une duchesse, une jeune coquine et un comte frustré, qui trouvent tous moyen de s’amuser. Avec son beau dessin évoquant les gravures de l’époque, cet album sort du lot par sa grande quantité de textes (au style XVIIIe) et son faible nombre de scènes de sexe. Un choix d’ailleurs pas toujours équilibré, les dialogues ampoulés étant parfois difficilement compréhensibles. Mais, pour peu qu’on ait une fibre littéraire et qu’on ne soit pas obsédé par le trash, voilà un début de série pas désagréable…

Les Aphrodites #1.
Par Emmanuel Murzeau, d’après André de Nerciat.
Tabou, 15 €, janvier 2011.
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erotique_lou_couverotique_lou_imagepLou, taxi de nuit

Conduire un taxi, c’est faire des rencontres. Un couple éméché et bien chaud, une famille partouzarde, des truands à la petite semaine et au gros engin, etc. Lou s’en accommode très bien, elle qui aime le genre humain (hommes ET femmes), emmerdeurs exceptés. Elle va pourtant en croiser un sacré paquet dans cette aventure ébouriffante, où l’on rêve autant que l’on baise… Jacobsen cite pêle-mêle Crumb et Brel, Pinocchio, Carl Barks ou Winsor McCay pour un album aussi barré que jouissif, poétique et bourrin à la fois, en résumé franchement délirant. Où le sexe n’est finalement qu’un prétexte à une cavalcade onirique, délicieusement 90’s. Une véritable oeuvre d’auteur, que l’on doit à un surdoué de la hachure et humoriste accompli – amateurs de jeux de mots, vous allez être servis!

Lou, taxi de nuit.
Par Jacobsen.
Dynamite, 12,90 €, mars 2011.
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erotique_magenta_couvMagenta, détective dépravée

Vous l’aurez compris via le titre, l’héroïne de ce recueil d’histoires courtes n’a pas grand-chose à voir avec Nestor Burma ou Sherlock Holmes. Accompagnée de la plantureuse Lucrèce, la torride Magenta sait certes se battre et mettre en déroute les criminels, mais elle préfère se les taper d’abord. erotique_magenta_imagepFétichistes des pieds et adeptes du bas nylon, vous allez être servis avec ces histoires langoureuses et surtout hilarantes. Car, dans cette compilation de récits inédits, la brune Magenta sait pertinemment qu’elle est un personnage de BD (et de fantasmes) et ne cesse d’interpeller le lecteur, qui balance en permanence entre excitation et fous rires. Les dialogues, traduits avec bonheur de l’italien par le spécialiste Bernard Joubert, claquent comme une cravache sur un fessier rebondi; les mises en scènes et le graphisme creusent le sillon du pastiche érotique de la BD américaine des années 50-60. Une perle d’humour coquin au dessin impeccable.

Magenta, détective dépravée.
Par Nik Guerra et Celestino Pes.
Delcourt/Erotix, 16,50 €, mars 2011.
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erotique_diable_imageperotique_diable_couvLe Diable par la queue

Trois donzelles, dotées d’oreilles en pointes, d’une petite queue de diablotines et de seins démesurés (à défaut d’un cerveau), errent dans une jungle luxuriante, où il fait bon se peloter, se baigner nue et se tripoter encore. En fait, elles ont été envoyées dans ce monde bizarre – avec des faunes à double érection et des minis bonshommes lubriques – par un Dieu éconduit, et condamnées à être assoiffées de sexe. Les voilà donc à profiter de la moindre excroissance du décor ou tout simplement de leurs mains et pieds pour se faire plaisir… Cet album au style cartoon et à la vulgarité assumée est un véritable n’importe quoi, exubérant et délirant, plutôt idiot mais rigolo. Il en faut aussi.

Le Diable par la queue.
Par Filobédo.
Tabou, 15 €, mars 2011.
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