Superman – Les Derniers jours de Lex Luthor
Lex Luthor, némésis ultime de Superman, est mourant. En cherchant à nuire à son adversaire, il s’est empoisonné de manière irrémédiable et demande de l’aide à la seule personne qui ne pourra la lui refuser. Bien sûr, Superman accepte et l’embarque faire la tournée des popotes et des potes pour trouver un remède : de Kandor la cité en bouteille à Atlantis, chez Aquaman.
La collaboration à contrecœur de ce duo mal assorti permet à Mark Waid (Kingdom Come) de faire entendre la petite musique du buddy cop movie des années 80. À ce jeu, c’est surtout Lex qui gagne en profondeur, notamment via des flashbacks sur leur jeunesse à tous les deux à Smallville. Mais c’est peu, en matière d’apports à la mythologie de l’Homme d’acier, et le sort de Luthor n’a pas la portée funeste qu’il aurait dû conférer à cette entreprise.
Cette mécanique du décès annoncé d’un personnage est devenue un cliché dans les comics. Superman lui même y eut droit dans ses Final Days, à l’époque du New 52. Pire, l’empoisonnement incurable de Lex Luthor a déjà été mis en scène dans l’incroyable Human Target de Tom King et Greg Smallwood, donnant lieu à un polar existentiel autrement plus excitant pour savoir qui avait bien pu tenter d’éliminer l’ « homme le plus détesté du monde ». Ici, trépas ou pas, peu importe. Ces Derniers jours de Lex Luthor ne donnent lieu qu’à une aventure balisée dont le classicisme, à l’écriture et au dessin (signé Bryan Hitch), ne fait pas oublier les trous béants de l’intrigue.





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