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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 10, 2018

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Le Badge

18 juin 2018 |
SERIE
DC Univers Rebirth - Le Badge
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.50 €
DATE DE SORTIE
13/04/2018
EAN
B074JS3X45
Achat :

Entre les nombreuses Crisis, Flashpoint, Renaissance…, la continuité narrative de DC est un casse-tête pour les non-initiés. L’éditeur aime rebattre régulièrement les cartes et le dernier reboot en date, Rebirth, pose un enjeu de taille : intégrer à l’univers superhéroïque traditionnel de DC – celui de Gotham et Metropolis – les antihéros de la licence Watchmen. Car non content de les avoir fait revivre depuis 2012 dans le prequel Before Watchmen sans leurs auteurs originaux, Alan Moore et Dave Gibbons, DC veut maintenant passer à l’étape supérieure : rapatrier ces personnages dans le canon de ses publications. Plus facile à dire qu’à faire et pour y arriver, tout ce que l’éditeur compte de scénaristes a été mis à contribution pour essayer de retomber sur ses pattes.

d-rebirth-le_badge_imageLe Badge, un récit complet signé Joshua Williamson (Birthright, Nailbiter) et Tom King (The Vision), s’inscrit dans cette vaste entreprise de justification narrativo-commerciale de l’arrivée de Rorschach et ses petits camarades dans le même monde que Superman and co. Un mini « event » comme les aime DC qui fait office de teaser pour le mega « event », Doomsday Clock (dont six pages sont proposées ici en preview), la suite de Watchmen. Le Badge voit Batman et Flash tenter de percer le mystère de l’apparition dans la Batcave du fameux smiley des Watchmen survenue lors du retour de Wally West au moment de Rebirth.

Vous êtes perdu ? Heureusement, Urban Comics est là : il faut saluer une fois de plus le boulot de l’éditeur pour livrer en préambule au lecteur toutes les clés nécessaires pour combler d’éventuels trous en matière de continuité. La contrepartie, c’est que cette mise en contexte, comme quand on essaye d’expliquer une blague, ruine un peu toutes les surprises que réservent les quelque 80 pages à suivre. Tout ça en dit long sur l’intérêt de ce type de production destinée surtout et avant tout aux fans complétistes… Ceux-là apprécieront les innombrables clins d’œil, easter eggs et rebondissements, d’autant que DC a fait appel à d’excellents dessinateurs maison pour mettre tout cela en images. Pour le reste, ce Badge ne parvient jamais à faire avaler la pilule de cette fusion contre-nature de deux univers qui ne devraient pas se croiser. À l’impossible nul n’est tenu. Même l’omnipotent Dr Manhattan se casserait les dents confronté à une mission aussi intenable.

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