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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 12, 2019















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White Spirit

25 février 2019 |
SERIE
White Spirit
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
16.50 €
DATE DE SORTIE
09/01/2019
EAN
2413013172
Achat :

Pascal, bobo parisien blasé, a la blague facile. Incapable de se caser – il couche avec Marina, sa copine de lycée qui lui offre un peu sexe mais rien de plus car mariée avec des enfants –, il s’ennuie à mourir dans la vie. Bref, le cynisme l’empêche de sombrer totalement. Jusqu’au jour où, après une séance de spiritisme forcée, son frère décédé dans un accident de voiture lui rend une petite visite impromptue. Début d’un cauchemar sans nom avec en chef d’orchestre le retors et démoniaque démon-farceur !

album-page-large-38084Mais qu’est-ce que c’est que cette BD ? Dédo, le scénariste et humoriste, le dit lui-même dans ses remerciements de fin d’ouvrage en parlant de son éditrice qui a cru en son « étrange scénario », écrit à 21 ans. Pas faux mais plus qu’étrange, est-il seulement intéressant ? Dans sa première partie – en gros avant la séance de spiritisme­–, à peine, tant le récit enfile des clichés mous. Tout juste rit-on de temps à autres des répliques du héros cynique.

Ensuite, c’est un festival d’ignominies (cannibalisme, retour à la vie d’un accidenté de la route, nécrophilie), sorte de plongée au royaume des morts-vivants avec son lots de détails scabreux et répugnants. Effet de style garanti ! C’est sombre, acide et pas inintéressant mais, surtout, on ne comprend jamais les intentions et le propos, qui paraissent gratuits, sorte de grand défouloir un brin tordu. Enfin si : il s’agit d’un hommage à Tobe Hooper, à Wes Craven, à Mad Movies, à John Carpenter et aux Monty Python, aux films de série B, influences brassées dans ce bizarroïde White Spirit.

Problème, l’album manque d’une réelle distance ironique. Oui, ça décape sévère dans une ambiance « fantasticorrifique » à souhait, mais sans dépasser le délire morbide. Deux mots sur le dessin de Weldohnson : il est bon, très bon même au jeu des détails mais, du coup, se révèle plutôt insoutenable par moment, sans parler du noir et blanc qui renforce la noirceur générale. On passe donc notre chemin car ce n’est tout simplement pas notre came. Mais, au hasard, regardez la page 90. Vous saurez dans la seconde si cet album est fait pour vous….

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