Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 27, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

White Trash

1 août 2016 |
SERIE
White Trash
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
15.90 €
DATE DE SORTIE
27/05/2016
EAN
2359109391
Achat :

white_trash2Dean, surfer apathique, et King, le mythique roi du rock vêtu de cuir qui sent, embarquent dans leur cadillac rose pour un périple qui doit les conduire juqu’à la légendaire Las Vegas pour y mener un concert. À leurs trousses, l’agent Orange, le révérend Ulysses Hellfire, les pathologistes du FBI… Bienvenue en territoire « white trash », au cœur d’une Amérique dépravée, peuplée de rednecks en tous genres…

Besoin d’un défouloir pas trop prise de tête pour l’été ? Alors White Trash, road-movie déjanté au pays des rednecks, des prolos et autres télévangélistes, saura vous séduire. white_trashPas de scénario consistant ici ou de fil directeur narratif, juste un périple endiablé prétexte à toutes sortes d’envolées sanglantes ou courses-poursuites absurdes. On aurait pu vite s’ennuyer mais Gordon Rennie et Martin Emond ont préservé l’essentiel. Car White Trash, pour peu que l’on goûte l’humour absurde, potache et grotesque, réussit son coup : humour débile mais drôle, personnages au charisme dévastateur – Dean, vague réminiscence d’Axl Rose et King, double fantomatique d’Elvis – rôles secondaires ravageurs, meurtres improbables et résurrections expéditives, répliques tordantes d’un Satan possédé… Quant au graphisme, la grosse valeur ajoutée, étonnamment léché pour ce genre de récit, il fourmille de détails, d’inscriptions, de références mais reste très lisible, séduisant de bout en bout par ses couleurs d’une douceur criarde et le talent fou qui se déploie sous nos yeux, comme autant de tableaux lumineux d’une Amérique en proie à ses démons.

Bref, White Trash navigue dans la surenchère verbale et le délire graphique. Les auteurs en font des tonnes mais la machine fonctionne parce qu’elle est totalement assumée, pas très loin de La Balade de Lobo dans l’esprit. Un bon moment de lecture régressif qui, s’il réserve peu de surprises, finit tout de même par séduire.

 

white_trash3

Publiez un commentaire