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2 Comments

« Astérix et Obélix au service de Sa Majesté », un film very poussif

17 octobre 2012 |

Depuis l’annonce de sa réalisation, le suspense allait bon train : comment Laurent Tirard, auteur d’une adaptation bien plate du Petit Nicolas, allait-il se tirer d’une nouvelle transposition « live » des aventures d’Astérix — après les catastrophiques tentatives de Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César) et du duo Thomas Langmann-Frédéric Forestier (Astérix aux Jeux Olympiques), et la réussite relative d’Alain Chabat (Astérix et Obélix : mission Cléopâtre) ?

120x160_AO BAT 1307.inddPour ce nouvel épisode, baptisé Astérix et Obélix au service de Sa Majesté, le réalisateur a choisi d’utiliser deux albums de la série : Astérix chez les Bretons et Astérix et les Normands. Voilà donc Astérix (Edouard Baer) et son inséparable Obélix (Gérard Depardieu), encombrés de l’empoté et vain Goudurix (Vincent Lacoste), invités à venir en aide au Britannique Jolitorax (Guillaume Gallienne), et de faciliter le transport de potion magique vers son pays…

La grande force de ce long-métrage, c’est un casting royal qui mêle des stars distinguées, ne craignant pas le ridicule — Catherine Deneuve en tête, coiffée de la couronne britannique —, et de jeunes talents — Charlotte Le Bon, charmante ex-miss météo de Canal +, ou l’épatant Vincent Lacoste, révélé par Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Dans le costume d’Obélix, Gérard Depardieu se révèle égal à lui-même : d’adaptation en adaptation, sa prestation varie peu, creusant le personnage du Gaulois ravi de la crèche, une belle naïveté en bandoulière et des étoiles plein les yeux. Edouard Baer remplace avantageusement Christian Clavier ou Clovis Cornillac. Moins grimaçant, il fait… du Edouard Baer.

C’est à la fois l’une des qualités et l’un des problèmes du film. Car les acteurs semblent certes fort heureux d’être là, mais en roue libre. Chacun paraissant diablement s’amuser, qui de parler avec des patates chaudes dans la bouche (à peu près tous s’adonnent à l’accent anglais ultra prononcé, Catherine Deneuve et Guillaume Gallienne en tête), qui de jouer les douairières moins coincées qu’il y paraît (Valérie Lemercier, qui fait craquer Obélix), qui d’incarner un Jules César azimuté (Fabrice Luchini, bien sûr impérial), qui de caricaturer un Normand brutal, forcé d’apprendre les bonnes manières (Dany Boon, méconnaissable).

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Cette hétérogénéité brouillonne n’est malheureusement pas rattrapée par un scénario en béton. Poussive, l’histoire s’étire lentement, rythmée par des péripéties plus ou moins rigolotes. Visiblement désireux de coller aux albums, dont il reprend scrupuleusement certains gags, Laurent Tirard introduit aussi de nombreuses blagues, parfois très actuelles. Certaines sont réussies (Jules César se servant d’un pigeon comme d’un téléphone ; Astérix improvisant brillamment pour influencer son bourreau), d’autres pataudes et très attendues. On sourit certes ici ou là, on apprécie les reconstitutions soignées des lieux traversés — Londres est magique — mais, dans l’ensemble, on soupire assez régulièrement d’ennui. Des effets spéciaux lourds et une 3D inconsistante n’apportent, de plus, rien à l’affaire — somme toute pas dramatique, mais très petitement enthousiasmante.

Laurence Le Saux

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Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté
Long-métrage réalisé par Laurent Tirard, scénarisé par Laurent Tirard et Grégoire Vigneron, d’après l’oeuvre d’Albert Uderzo et René Goscinny.
Avec Edouard Baer, Gérard Depardieu, Vincent Lacoste, Catherine Deneuve, Valérie Lemercier, Guillaume Gallienne, Fabrice Luchini, Dany Boon, Charlotte Le Bon, Bouli Lanners, Gérard Jugnot, Atmen Kelif, Jean Rochefort…
Durée : 1h49.
En salles le 17 octobre 2012.

Photos © Jean-Marie Leroy / Wild Bunch.

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Commentaires

  1. JFrédéric

    Moi j’ai bien aimé, c’est quand même un divertissement de bonne tenue, on s’y amuse même si on éclate rarement de rire.

  2. Francois Pincemi

    Une bonne humeur contagieuse, de bons acteurs, du respect des albums originaux, mêm s’il y a quelques changements. Un million d’acteurs en une semaine, ce n’est pas si mal, il faut avoir l’humeur bien grincheuse pour ne pas apprécier ce genre de spectacle familial… à moins que l’on ne préfère somnoler devant les ennuyeux mais parfois primés films d’art et d’essai

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