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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | February 26, 2018

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Keigo Shinzô, fils des années 90

12 février 2018 |

Ne vous fiez pas à ses airs de premier de classe. Élève certes appliqué – ado, il redessine des pans entiers du Ping Pong de Taiyô Matsumoto, dont on retrouve l’évidente influence dans Holiday Junction* – mais insoumis, Keigo Shinzô n’hésite pas à dévergonder ses comédies du quotidien ou les teinter de commentaire social. Ainsi pose-t-il, l’air de rien, une tendre scène de plaisirs urophiles dès les premières pages de son Tokyo Alien Bros. À Angoulême, nous avons longuement échangé avec ce natif de l’alternatif, dont l’œuvre porte autant l’héritage de ses héros anticonformistes (la griffe Matsumoto, donc, mais aussi le minimalisme lâché d’Akino Kondoh ou l’urbanité cinématographique d’Inio Asano) que la couleur des cultures populaires de son enfance.

* Version française à paraître en mai au Lézard noir.

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Keigo Shinzô – © BoDoï.

À 31 ans, vous appartenez à une jeune génération de mangakas. Comment la qualifieriez-vous ?

(Il réfléchit.) Il m’est difficile de définir cette génération d’auteurs car je ne la vois pas comme un ensemble homogène, un collectif ou un mouvement comme peut l’être l’impressionnisme.

Vous sentez-vous tout de même proche d’autres jeunes auteurs, comme Inio Asano ?

Parmi les auteurs de mon âge et dont le travail me semble assez similaire au mien, il y aurait Tsuchika Nishimura [inédit en français ; voir couverture ci-dessous – ndlr]. Ou Inio Asano, oui, avec qui nous nous réunissons parfois. Vraiment pas souvent. Mais il nous arrive de faire la fête chez lui : il me fait tester son casque de réalité virtuelle, tout ça ! Après, je le considère bien sûr comme un aîné [Asano a 37 ans – ndlr]. Mais je ressens une proximité entre nos thèmes et nos univers, qui fait que je pense appartenir à la même génération que lui. Chez les auteurs plus âgés, il y a aussi Taiyô Matsumoto.

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アイスバーン (Eisbahn, « Patinoire »), inédit – © Tsuchika Nishimura / Shogakukan.

Masashi Koike, qui représente l’éditeur japonais Shogakukan, intervient : Si Asano, Matsumoto, Nishimura ou Shinzô sont assimilés à une même génération, ce n’est peut-être pas en raison de leur âge à eux, mais parce qu’ils touchent un lectorat de la même génération. Ces lecteurs les découvrent à la même période de leur vie.

Keigo Shinzô : Pour ma part, cela fait 10 ans que je suis mangaka. Et parfois, sur Twitter, on a pu me dire que tel ou tel auteur a une approche qui ressemble à la mienne. Mais moi, j’ai du mal à trouver des similitudes avec d’autres mangakas, sur le plan stylistique. Il me semble que mon trait ne se prête pas au jeu des influences, qu’il ne peut réellement être repris par quelqu’un d’autre. Après, il existe peut-être des proximités avec d’autres auteurs, en ce qui concerne la narration ou la sensibilité – la mienne est un peu cinématographique. Mais au niveau du dessin, je ne me sens pas particulièrement proche de quelqu’un de mon âge.

Monsieur Koike, comment peut-on qualifier le lectorat dont vous parlez, dans ce cas ?

Masashi Koike : Ce qui relie ces lecteurs est qu’ils ont, au même titre que Shinzô lui-même, découvert des œuvres intéressantes en dehors des productions commerciales que publient des revues comme Shônen Jump ou Shônen Magazine. Ils se sont aperçus qu’il existe un manga avec davantage de caractère et de personnalité. Ce sont peut-être des gens qui ont débuté cet éveil environ à l’époque où Shinzô, lui, a fait ses débuts.

Keigo Shinzô : Pour dresser un parallèle avec le cinéma, les mangas publiés dans le Jump ou le Magazine seraient comme les blockbusters commerciaux hollywoodiens. À côté de ça, on trouverait les productions du Nouvel Hollywood, comme Taxi Driver, que j’ai vu à 20 ans et qui m’a beaucoup marqué – j’avais alors trouvé que ce film n’avait pas du tout vieilli, qu’il restait très frais et innovant. Même chose pour Macadam Cowboy, que j’ai vu plus tard : c’est le type d’œuvre qui m’intéresse.

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Natsutarô (à gauche) et Fuyunosuke (à droite), les beaux « bros » de l’espace – Tokyo Alien Bros © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Côté manga, les auteurs de la « nouvelle vague » comme Katsuhiro Otomo ont probablement été les premiers à se réclamer de cette influence. Tandis que ma génération d’auteurs est la première, depuis, à être retournée vers ce type de sensibilité-là et à redécouvrir le travail de ces mangakas qui s’écartaient des œuvres commerciales.

Pour rester dans le registre générationnel : dans Tokyo Alien Bros. (et plus particulièrement au début), on retrouve un esprit léger et insouciant qui se rapproche du manga « tranche de vie » des années 80/90.

Cela a pu m’influencer de manière inconsciente car c’est le genre de manga que j’ai lu dans ma jeunesse. Durant l’école primaire, j’ai également été très marqué par les TV drama [feuilletons télé – ndlr] de l’époque. Le samedi soir, à 21h, étaient diffusés ce genre de programmes destinés à toute la famille. Enfin, c’était très grand public mais en même temps, on y trouvait des petites saillies de violence ou d’effroi, ce qui créait du contraste et un bel équilibre. Je peux citer Les Enquêtes de Kindaichi, par exemple, qui adaptait le manga éponyme à la télé – les personnages étaient les mêmes et l’univers aussi, mais il s’agissait d’histoires originales. C’est l’une des séries qui m’ont marqué, parmi d’autres.

À vrai dire, avec Tokyo Alien Bros., dont émanent des effluves de cette époque, vous parvenez à atteindre les lecteurs francophones nés à la même période que vous. Ici, le boom du manga et de l’anime est arrivé vers la fin des années 80 et le début des années 90, et le public a été bercé par des œuvres pétries de vie quotidienne japonaise eighties – Maison Ikkoku, par exemple. Tout cela nous parle particulièrement.
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Œil dans le rétro et fenêtre sur l’ailleurs – Tokyo Alien Bros © Keigo Shinzo / Shogakukan.

C’est merveilleux ! Ce qui frappe les lecteurs vient peut-être aussi de l’accumulation de détails sur la vie quotidienne. Moi, par exemple, c’est la première fois que je viens en France et certaines choses m’ont frappé… comme les toilettes ! Au Japon, pour tirer la chasse d’eau, on pousse un genre de petit levier alors qu’ici il faut plutôt appuyer sur un bouton. Autre exemple : certaines poignées de porte d’ici n’existent pas chez nous. Ces éléments donnent l’impression d’évoluer dans un monde parallèle. Voilà peut-être l’effet que les chroniques des détails de la vie quotidienne japonaise produisent sur les lecteurs français.

Justement, certains détails de Tokyo Alien Bros. rappellent explicitement le passé. Vos personnages jouent à la Super Famicom, la Super Nintendo nippone, sortie en 1991 ! Pourquoi cette console ?

(Rires.) En fait, moi, je me suis arrêté à la Nintendo 64 ! Du coup, je ne connais pas trop les consoles plus récentes et c’est pour ça que je ne les dessine pas. J’éprouve aussi une petite nostalgie pour cette époque, j’aime les objets rétro – les distributeurs de petits jouets gachapon, par exemple. C’est tout un univers, qui me touche et m’évoque des souvenirs précis. Plutôt qu’un hommage particulier au manga ou au passé, il faut y voir des échos de mon expérience personnelle.

Tokyo Alien Bros. rappelle l’ambiance du long-métrage Yokomichi Yonosuke (2013, réalisé par Shuichi Okita), qui met en scène un étudiant ingénu en 1987, dans une enveloppe d’insouciance douce-amère. Comme Fuyunosuke, son caractère insolite et sa présence solaire marquent à vie tous les gens qu’il croise. Validez-vous ce rapprochement ?
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Yokomichi Yonosuke – © 2013 ‘A STORY OF YONOSUKE’ FILM PARTNERS.

(Il confirme immédiatement qu’il a vu le film.) Je pense que Yonosuke serait plus proche de l’un des deux héros de L’Auto-école Moriyama-chu [one shot à paraitre à l’automne au Lézard noir – ndlr]. Dans ce récit, un yakuza très sérieux et impassible côtoie un personnage un peu « foufou », sans doute plus proche du personnage dont vous me parlez que ne l’est Fuyunosuke.

En fait, ce film ne cesse de rebondir entre l’époque de Yonosuke et la nôtre, comme pour mettre en parallèle la légèreté du personnage et celle de ce temps révolu. Comme si Yonosuke, tout comme Fuyunosuke, étaient des figures qui ne pourraient pas exister dans le réel à notre époque, beaucoup moins insouciante – parce que marquée par la catastrophe de mars 2011, par exemple.

On me dit souvent que mes mangas rappellent l’ambiance des années 1990 et des programmes télévisés de mon enfance. Les productions culturelles de l’époque avaient quelque chose de plus détendu et de plus relâché, comparé à aujourd’hui – il y a peut-être davantage de règles et de rigueur, désormais. Je repense aux films ou aux feuilletons télé, là encore, mais aussi à un programme éducatif pour enfants à l’esprit absurde et parodique qui s’appelait Ugo Ugo Rûga [diffusé entre 1992 et 1994 sur Fuji TV – ndlr]. Pour autre exemple, prenons les premiers jeux vidéo Pokémon, nourris d’un optimisme et d’une légèreté qui n’existent peut-être plus trop dans les jeux plus récents.

Il est vrai que les jeux Yokai Watch ont quelque peu remplacé Pokémon, et c’est une franchise aux accents un peu plus noirs.

Ceci dit, Yokai Watch a faibli. La série est en fin de course, là !

Comme les mangas de la franchise sont publiés par Shogakukan, Masashi Koike intervient : Les versions manga ont beaucoup de succès, c’est un gros carton !

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Vie de quartier légère et joyeuse faune tokyoïte – Tokyo Alien Bros © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Voyez-vous davantage le manga comme un divertissement permettant d’échapper au réel ou comme un outil pour le commenter ?
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Quand Fuyunosuke voit l’humain autrement – Tokyo Alien Bros © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Avant mes débuts professionnels, je considérais vraiment le manga comme un moyen d’échapper au réel. Lorsque je me suis lancé, il y avait autour de moi beaucoup d’auteurs dont le dessin tendait vers le réalisme, voire le photo-réalisme – c’est le cas d’Inio Asano, par exemple – et qui utilisaient de plus en plus les outils numériques. Moi, je suis allé dans la direction opposée. J’ai pensé qu’il y avait un espace à prendre en retournant vers un manga plus « léger », moins travaillé. Dans une approche similaire à celle d’Hayao Miyazaki lorsqu’il a travaillé sur Ponyo. Ses films précédents tendaient vers quelque chose d’assez sombre, sérieux et très léché. Avec Ponyo, il a tenté de réaliser une œuvre plus lâchée, toute aussi virtuose mais plus détendue. C’est en quelque sorte l’approche que j’ai adoptée, mais elle a également fini par me lasser. En ce moment, j’ai plutôt envie de dessiner des jolies filles ! Si mon style a changé, ma constante reste de m’approprier des thèmes que n’explorent pas les autres auteurs. Si tout le monde s’engouffre dans un genre, moi j’irai ailleurs.

Dans son dernier tome, Tokyo Alien Bros. adopte un angle plus sombre et semble se teinter de commentaire social. Dans une séquence forte, une tentative de viol vire en bain de sang. Au fond, que pensez-vous des humains ?

J’essaie d’éviter les grands discours – en l’occurrence, ici, sur l’humanité. Si j’ai raconté cette scène, c’était surtout pour les besoins de l’histoire. Pour trouver le moyen d’intéresser et d’accrocher le lecteur. Le thème, alors, était l’homme en tant que monstre habité par le désir sexuel. Mais ça ne participe pas d’un grand plan qui viserait à critiquer l’humain ou à en dresser un portait particulier.

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Holiday Junction, à paraître en mai 2018 – © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Dans une histoire du recueil Holiday Junction, à paraitre cette année au Lézard noir, vous commentez cette fois la pédophilie. Pourquoi avoir dessiné l’histoire d’un adulte tenté par une enfant ?

Cette histoire a été publiée dans la revue Manga Erotics F [magazine où ont été publiés La Fille de la plage ou Les Enfants de l’araignée – ndlr]. Le thème était imposé, il fallait que l’histoire comporte un peu d’érotisme ou un sous-texte sexuel. J’ai alors proposé ce récit et mon responsable éditorial l’a validé, tout simplement. Peut-être ai-je mis un peu de moi-même dans le personnage, dans le sens où son attirance pour les jeunes filles, finalement, est le relent d’un traumatisme d’enfance, période durant laquelle il n’avait aucun succès avec le genre féminin. Ce n’est pas lui en tant qu’adulte qui est attiré par les jeunes filles, c’est sa version d’antan qui est restée en lui, sans grandir, et désire plaire à une jeune enfant. Je trouvais intéressant de mettre en scène un étudiant et une fille plus jeune, dans la mesure où ce garçon est à l’origine plutôt attiré par les filles à grosse poitrine. Il vit un conflit intérieur.

Aurélien Estager, l’interprète et traducteur d’Holiday Junction, intervient : À titre personnel, ce qui m’a choqué en tant que lecteur n’est pas vraiment le personnage – lui, c’est un peu le moteur de l’histoire. Mais plutôt que dans la scène du concert, d’autres garçons tout aussi attirés par elle encouragent le héros à aller l’aborder. Au Japon, beaucoup de gens sont attirés par de très jeunes filles [ce phénomène est appelé lolicon, contraction de lolita complex – ndlr]. Keigo Shinzô m’a demandé comment cela était perçu en France et je lui ai répondu qu’ici, ce type d’attirance entrait immédiatement dans le domaine du crime.

Toujours dans Holiday Junction : la première histoire traite de la précarité d’un auteur de mangas, au portefeuille aussi peu garni que la dentition. Est-ce une problématique à laquelle vous avez été confronté, ou qui vous fait peur ?

Cette histoire n’est pas une expérience personnelle mais se rapproche de mon vécu. Je me suis fortement inspiré d’un ami qui est retourné vivre chez ses parents. Pendant un temps, il a vécu complètement reclus, sans sortir de chez lui. Un jour, nous étions en voiture et – alors qu’il savait que j’étais auteur de manga ! – il m’a dit que les mangas actuels étaient tout pourris, complètement inintéressants. Que lui allait écrire quelque chose de vraiment remarquable. Finalement… il ne l’a jamais fait. Je me suis inspiré de lui pour ce personnage, donc, mais aussi d’autres amis dont j’ai injecté certaines caractéristiques.

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La mélancolie du lendemain (lecture de droite à gauche) – Extrait d’Holiday Junction © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Aurélien Estager intervient : Frederico, puis-je me permettre de poser une question à l’auteur ?

Bien sûr.

Aurélien Estager : À la fin du récit, les toutes dernières cases s’attardent sur l’autre personnage, celui qui a un « vrai » travail et conduit sa voiture. Après avoir raccompagné le mangaka, on voit cet autre personnage sourire, puis se rétracter. Pour moi, cette histoire contient en effet l’échec du premier mais aussi celui de l’autre, qui se plaint à plusieurs reprises de sa vie répétitive et de ses réveils matinaux. Comme si le succès ne le rendait pas tout à fait heureux.

Keigo Shinzô : En fait, dans la première case, le personnage serait plutôt en train de penser au lendemain, à son travail qu’il aimerait éventuellement quitter, à ses levers matinaux difficiles à supporter. Mais dans la suivante, il repense à la journée qui vient de s’écouler. Finalement, c’était un bon jour de congé. Il peut continuer cette vie, bon an mal an.

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Tokyo pieds nus, dans une page-titre « à la Inio Asano » – Tokyo Alien Bros © Keigo Shinzo / Shogakukan.

Pour revenir à Tokyo Alien Bros. : on peut aussi voir la série comme une déclaration d’amour à Tokyo et aux spécificités de ses différents quartiers, dont vous décrivez la vie locale. Vos héros sont façonnés par cette culture. Du coup, à quoi aurait ressemblé votre manga s’il avait été intitulé « Osaka Alien Bros. » (pour schématiser, la ville d’Osaka est à Tokyo ce que Marseille est à Paris) ?

(Il pouffe.) L’ambiance de la série aurait probablement été très différente, parce que les gens d’Osaka ont un tempérament très différent des Tokyoïtes. Ceux-ci sont un peu distants, plus prudents et mesurés. À Osaka, les gens sont plus francs du collier et d’un tempérament plus chaud. On y trouve des gens un peu bizarres mais très humains, aussi. On croise assez peu ce type de personne à Tokyo. Peut-être que les extraterrestres, du coup, auraient eu moins de difficultés à vivre à Osaka car les gens leur auraient fait remarquer leur comportement lorsqu’il est inapproprié. À Tokyo, même lorsqu’on sait que quelqu’un ne suit pas les règles de conduite tacites, on ne le lui fait pas remarquer. De manière générale, tous les Japonais ont ce caractère précautionneux mais ceux d’Osaka sont tout de même très francs et énergiques.

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La resplendissante (et huppée) Kanazawa, capitale de la préfecture d’Ishikawa – © Frederico Anzalone.

Vous représentez Tokyo mais êtes originaire de la préfecture d’Ishikawa, n’est-ce pas, dont la capitale est Kanazawa ? Que pouvez-vous nous dire sur cette région ?

Je n’en ai presque aucun souvenir car je n’y ai vécu que jusqu’à l’âge de deux ans. Après, ma famille a déménagé dans la banlieue de Tokyo, à Tokorozawa. J’ai de vagues souvenirs d’un parc pourvu de jeux d’eau, par exemple, mais je m’en rappelle très peu… Et c’est bien la région où se trouve Kanazawa, oui. Peut-être connaissez-vous la péninsule de Noto ? Quand j’ai du temps il m’arrive de m’y rendre, pour rejoindre la mer.

Propos recueillis par Frederico Anzalone au 45e FIBD d’Angoulême.
Interprète : Aurélien Estager.
Merci à Stéphane Duval (Le Lézard noir) et à Masashi Koike (Shogakukan).

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Tokyo Alien Bros.
Par Keigo Shinzô.
Le Lézard noir, 13€, 3 tomes.

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