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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 23, 2014

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8 Comments

Angoulême 2014 : les trois finalistes pour le Grand Prix

20 janvier 2014 |

Il n’en reste plus que trois : le premier tour du vote des auteurs pour déterminer le Grand Prix de la ville d’Angoulême 2014 est terminé, et les finalistes sont Bill Watterson, Katsuhiro Otomo et Alan Moore.

angouleme2014_affiche1Une chose est sûre, le prochain président du festival d’Angoulême sera étranger. En effet, parmi les 25 auteurs pré-sélectionnés par le Festival d’Angoulême, l’Américain Bill Watterson, créateur des inévitables Calvin & Hobbes, retraité depuis 1995, arrive en tête des suffrages exprimés par plus de 1500 auteurs. En deuxième position, on trouve le Japonais Katsuhiro Otomo, créateur notamment d’Akira, également réalisateur de films animés, une influence majeure pour toute la génération d’auteurs trentenaires d’aujourd’hui. Enfin, pour compléter le trio finaliste, Alan Moore. Le scénariste anglais de Watchmen, From Hell, La Ligue des gentlemen, Swamp Thing, etc. a une biliographie hallucinée et hallucinante, et est sans aucun doute un des auteurs les plus décisifs des 30 dernières années.

Tous les auteurs sont donc invités à choisir dès aujourd’hui et jusqu’au 1er février un de ces trois noms, pour succéder à Willem. En effet, il n’y a plus deux collèges distincts pour ce second tour, comme initialement prévu. Car 16 membres de l’Académie des Grand Prix (ce collège d’auteurs ayant obtenu précédemment la fameuse récompense) – Florence Cestac, Willem, Philippe Druillet, José Munoz, Enki Bilal, François Schuiten, René Pétillon, André Juillard, Daniel Goossens, Frank Margerin, Philippe Vuillemin, Martin Veyron, Jean-C. Denis, Baru, François Boucq, Philippe Dupuy – ont déclaré par communiqué regretter ce nouveau règlement d’élection et  « choisi de suspendre, cette année, leur vote dans le cadre de l’ Académie. Ils restent néanmoins attachés au Festival d’Angoulême (et à la région Poitou Charente), et voteront ou s’abstiendront à titre individuel, avec l’ensemble de la profession ». Il semble que cette décision, et celle du Festival de ne plus donner de poids particulier cette année à une Académie vidée de la moitié de ses membres, scellent quelque peu le sort de l’Académie… L’avenir le dira, mais en tout cas, le résultat du scrutin est attendu avec impatience, car les trois auteurs finalistes sont des créateurs rares voire invisibles dans nos frontières hexagonales. Et la perspective de croiser l’un d’entre eux dans les rues d’Angoulême l’an prochain est plus qu’excitant.

Commentaires

  1. Francois Pincemi

    On a donc à vous lire un retraité américain depuis 1995 (vingt ans bientôt… mais ses droits d’auteurs doivent lui laisser de quoi vivre!), un mangaka inspiré de Moebius (je me demande ce qu’il a fait depuis son Akia!) et un anglais d’obédience mystico-anarchiste. Le choix va être dûr!

  2. cherrytreee

    J’adorerais qu’A.Moore soit célébré comme il se doit à l’intérieur de nos frontières, mais bon je n’y crois pas trop (je vois plutôt Watterson).

    Et quand bien-même, il n’est pas certain que cela suffise à le faire venir! ^^

  3. Joe

    @Francois Pincemi : « un mangaka inspiré de Moebius (je me demande ce qu’il a fait depuis son Akira!) » > ça le décrédibilise d’être « inspiré » (AMHA « influencé » serait plus juste, mais passons) par Moebius ? Il est certain qu’Akira est sa série la plus connue en France (et rien que pour ça il mériterait un grand prix), mais c’est loin d’être la seule, il a beaucoup travaillé depuis.
    « un retraité américain depuis 1995 » : là je vous rejoins. C’est pourquoi à mon avis il n’aura pas le prix.
    Donc Alan Moore versus Katsuhiro Ōtomo. USA versus Japon. Scénario versus « auteur complet ». Comics versus manga… Les deux ont de très bonnes raisons de gagner ce prix.

  4. Maël R.

    Personnellement j’ai voté Moore, j’adore son travail et si son œuvre a certaines inconstances (revers de la productivité) il a assez de chef d’œuvres pour ça : Watchmen, From Hell, La Ligue, etc. Par ailleurs ce serait pas mal de récompenser enfin un scénariste (même Lob, ils avaient attendu qu’il fasse quelques livres en solo).

    Mais quel que soit le résultat, il me ravirait.

    Akira est l’œuvre majeure d’Otomo mais il a fait beaucoup d’autres choses et ce serai pas un mal de consacrer un Japonais sans magouille.

    Watterson est l’homme d’une œuvre mais elle est absolument majeure en terme de qualité, de succès et d’influence. Après il ne dessine plus depuis 25 ans et alors ? On récompense une carrière et ma foi au moins il ne décevra pas ensuite. Il serait temps aussi de récompenser un auteur de comic-strip, genre jamais représenté au festival (Schulz me semblait pourtant plus fondamental que Martin Veyron, François Boucq, Wolinski, etc.).

  5. Francois Pincemi

    Bien d’accord avec votre dernier argument, Monsieur Maël R. C’est vrai que, même en étant français et fier de l’être, je dois reconnaitre que l’oeuvre de Schulz (traduite en France par Dupuis dans un Gag de poche vers 1965, puis par Charlie-mensuel vers 1969, me semble plus imposante que celle de Veyron, Boucq, Wolinski, Cestac, Dupuy-Berberian. Je n’ai rien contre la lecture de certains livres de ces derniers, mais il me semble que leurs oeuvres manque d’unité et de constance dans la vision, et qu’elle reste surtout appréciée dans notre hexagone. Même en Belgique, on se moque un peu de ces auteurs bobos parisianistes, qui ne sont pas beaucoup traduits à l’international…

  6. Mael R.

    Schulz… un des nombreux manqué d’Angoulême…

    Pour rappel, un peu de statistiques, sur 47 grands prix décernés (en comptant les prix spéciaux et le doublé Dupuy/Berbérian) il n’y a eu que 12 étrangers.

    Rappelons d’ailleurs qu’il a fallu créer un prix spécial pour trois d’entre eux (Pratt, Morris, Toriyama), et que parmi eux ont compte 6 auteurs d’expression francophones (André Franquin, Jijé, Morris, François Schuiten, Zep, Willem). Pour un festival international ça fait tâche…

    D’autant que ça partait plutôt bien avec trois étrangers (dont un non-francophone) sur les quatre premières années ! (Franquin, Will Eisner, Jijé).

    Les 12 étrangers primés : Franquin (Belgique, 1974), Will Eisner (Etats-Unis, 1975), Jijé (Belgique, 1977), Hugo Pratt (Italie, 1988, Prix du 15e anniversaire), Morris (Belgique, 1992, prix du 20e anniversaire), Robert Crumb (Etats-Unis,1999), François Schuiten (Belgique, 2002), Zep (Suisse, 2004), José Muñoz (Argentine, 2007), Art Spiegelman (Etats-Unis, 2011), Willem (Pays-Bas, 2013), Akira Toriyama (Japon, 2013, prix du 40e anniversaire).

  7. Michel Dartay

    Oui, et encore, je me demande comment on peut traiter d’étrangers des auteurs qui écrivent ou desssinent en français, et dont les oeuvres ont été publiées sur le territoire sous forme de revus ou d’albums depuis des décennies. Jijé vivait en France à Draveil, Franquin, Morris et Schuiten en Belgique d’accord. Willem est né en Hollande, mais vit en France depuis plus de quarante ans. Crumb a du s’y établir il y a vingt ans, et Zep est un suisse francophone! Pratt a été publié chez nous dés 1970 (deux albums chez Publicness, puis commande des Corto Maltese de vingt pages pour Pif-Gadget, puis adossement à Casterman). Cela laisse une place trés réduite aux « étrangers » primés depuis la cration d’un festival qui se revendique international, surtout que je crois que Munoz ne vit plus en Argentine depuis longtemps.

  8. Mael R.

    Personellement je suis assez d’accord avec vous mais je crois qu’il faut quand même distinguer la langue. Ainsi si Pratt a eu une belle carrière française il a toujours écrit en italien et a aussi eu une grosse carrière en Argentine et en Italie. Muñoz vit bien à Paris mais ses BDs sont des traductions, quant à Crumb s’il vit en France il n’a quasi aucun lien avec la culture française.

    Mais je suis assez d’accord pour ne pas se foutre du monde et faire semblant de croire qu’avoir 4 belges, un suisse et un hollandais tous francophones donne au festival un vrai côté international. Non-francophones, il n’y a en jusqu’ici eu que six (dont trois ces 6 dernières années tout de même, plus forcément un cette année, on progresse)…

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