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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 19, 2017

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Les + du blog : « SANDMAN: JOUONS À ETRE TOI »

31 octobre 2006 |

Bien sûr, la pluie effacera le rouge aux lèvres. Mais en attendant, ça soulage! LA PRINCESSE BLONDE, LE PRINCE NOIR ET LE COUCOU Il était une fois une blonde princesse en exil qui dormait sans jamais rêver. Un jour, un gros chien nounours lui apparut. Il lui annonça que son royaume était menacé par un mystérieux Coucou et qu’il lui fallait rentrer dare-dare. La blonde princesse partit, guidée par trois animaux fidèles doués de la parole. Elle fut bientôt suivie par ses meilleures amies, bien décidées à l’aider. Enfin un vrai et merveilleux conte de fées comme on les aimait aux beaux jours de l’enfance ! Encore que… La blonde princesse vit dans un appartement pourri du Bronx, ses amies sont un travesti, un couple d’homosexuelles et une binoclarde à l’allure de documentaliste sage qui se révélera être une sorcière plusieurs fois centenaire. Et on ne vous parle pas du voisin du dessus qui s’ouvre la poitrine au couteau pour laisser s’échapper un vol d’oiseaux noirs et dont la tête finira clouée sur un mur. Ce qui ne l’empêchera pas de continuer à discuter à l’infini. Le gros et craquant chien nounours, lui, tombera sanguinolent sous les balles de la police dès son message délivré. Quant aux animaux fidèles et au fameux Coucou, on vous laisse la surprise. Alors une histoire gore ? Pas du tout. « On est tombé dans le terrier du lapin et on s’est réveillés dans la cave de Stephen King» dit joliment un personnage. Normal. Nous sommes dans Sandman, l’univers mythique de Neil Gaiman. Un univers ou le fantastique, même sanglant, reste féérique et poétique. Mais où rien n’est jamais simple. Le monde réel et le monde onirique s’y entrechoquent et s’y mêlent comme dans nos rêves, parfois, au réveil, lorsque les folies imaginées par notre esprit nous paraissent crédibles une toute petite poignée de secondes avant de s’effilocher et de disparaître. Malgré l’extraordinaire force du monde des rêves et de son seigneur, Morphée (à côté, les univers de Batman, Superman et Wonderwoman ont un coté rudimentaire et brutal note justement l’écrivain de SF Samuel Delany dans sa préface), les personnages sont la véritable richesse de Sandman. Ceux de la réalité autant que ceux du rêve. Geiman ne montre pas Elvin devenu Wanda pour placer un travelo dans son histoire comme d’autres installent un black dans leur journal de 20 Heures ou dans le polar du soir. Geiman souhaite que l’on découvre Wanda et, une fois écartées les outrances derrière lesquelles se cache le personnage, qu’on aime Wanda pour ce qu’elle a voulu être. C’est autrement difficile ! Morphée, le beau et ténébreux prince noir, doute, navigue, hésite. Et du coup semble beaucoup plus proche et humain qu’un quelconque Dieu tonnant péremptoirement du haut de son Olympe et brandissant un éclair de pacotille. On ne nomme personne. Cinquième tome de Sandman*, Jouons à être toi est le premier édité par Panini qui possède désormais tous les droits DC Comics, y compris ceux de Vertigo, label adulte de DC. Comme promis, l’album est quasiment identique aux quatre premiers édités par Delcourt avant qu’il n’en perde la licence. L’occasion de faire grimper un peu le prix ? A vous de juger : l’album précédent, La saison des brumes, 230 pages sur papier ordinaire, est vendu 19,95 euros chez Delcourt. Jouons à être toi, 180 pages sur papier glacé, est à 21 euros. Delcourt avait promis un titre tous les six mois. Panini respectera le contrat. «Deux nouveaux albums paraîtront en 2007» promet Sébastien Dallain, directeur délégué de Panini, qui n’exclue pas d’augmenter la cadence si les ventes correspondent à ses espérances. Sandman 5 : Jouons à être toi (1991-1992), scénario Neil Gaiman, dessins Shawn McManus, Colleen Doran, Bryan Talbot, George Pratt, Stan Woch, Dick Giordanon. Panini comics. IMAGES © PANINI 2006

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