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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 22, 2017

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McCurry, NY 11 septembre 2001

24 octobre 2016 |
SERIE
McCurry, NY 11 septembre 2001
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
24 €
DATE DE SORTIE
09/09/2016
EAN
2800167336
Achat :

mccurry_imageSteve McCurry fait partie de ces photographes dont la notoriété a été forgée par une de ces oeuvres : un portrait iconique pris en 1984 au Pakistan, d’une jeune file afghane aux yeux si verts, si clairs, moment où la beauté tutoyait la souffrance. Après Capa et Cartier-Bresson, l’agence Magnum offre à son photographe le troisième opus de sa collection coéditée par Dupuis, signé Jean David Morvan et Jung Gi Kim.

L’entrée en matière est le 11-septembre, moment où le XXIe siècle a  basculé. McCurry vient juste de rentrer du Tibet et il est poussé par cette irrésistible force qui l’amène à se rapprocher des lieux du drame. Ironie du sort, McCurry se trouve au stade de France en cette funeste soirée du 13 novembre 2015. De là, on remonte le fil de l’histoire de McCurry et comment cet homme s’est retrouvé lié au destin des Afghans en 1979 : moment crucial qui explique pourquoi les moudjahidines seront armés par les Américains, qui verront cet acte se retourner contre eux 20 ans plus tard.

L’idée de base est bonne : lier le 11/09 – que McCurry a vécu – aux conflits de la guerre fraîche en Afghanistan, couverts par le photographe. L’insert de photos entre les cases du Jung Gi Kim est également une intention louable. Malgré tout, cela ne semble pas très concluant. D’abord, ces inserts apparaissent très artificiels, loin de la maîtrise de l’excellent ouvrage Le Photographe ; des photos très illustratives succèdent à un discours plus profond sur l’état du monde, sans réelles intentions derrière. Quand on ne frôle pas l’erreur : les photographes avertis s’apercevront qu’on ne peut associer des pellicules Kodak Tri-X Pan à des photos en couleurs. Celles-ci devraient être forcément en noir et blanc. Bien sûr, cela pourrait être relégué au stade du détail, si l’impression globale ne laissait pas un goût factice. On veut présenter McCurry à travers une réflexion sur le terrorisme international, or McCurry a surtout développé un sens de l’esthétique propre aux publications du National Geographic ou de Life, qui relègue au second plan le fond politique ou la réalité plus crue. En voulant intellectualiser son oeuvre, cet opus passe à côté de ce qu’il devrait être : juste un beau livre.

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