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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 21, 2018

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Porcelaine #3

30 mars 2018 |
SERIE
Porcelaine
ALBUM
Mère - 3
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
17.95 €
DATE DE SORTIE
21/02/2018
EAN
2756054445
Achat :

De nouveau cloîtrée dans son jardin de porcelaine, tout comme son père adoptif l’avait été, celle qui est devenue Mère tente désormais d’élever en paix ses deux filles. Après la conclusion du deuxième tome, qui l’avait vu mettre la cité à feu et à sang pour se venger de la perte de son premier amour, notre héroïne est plus méfiante que jamais du monde extérieur. Retranchée dans son immense tour, elle peine cependant à refréner la curiosité et la soif d’indépendance de ses enfants, ainsi qu’à garder sous sa coupe des êtres de porcelaine dont l’humanité devient de plus en plus flagrante. Prise entre ces tensions internes et la menace d’une nouvelle offensive de ses ennemis, Mère est déterminée à se battre jusqu’au bout pour préserver son paradis immaculé, quel qu’en soit le prix.

Le premier tome de Porcelaine était un conte gothique intriguant et bien ficelé, dont l’histoire se suffisait à elle-même. Le deuxième lui constituait une suite intelligente, qui à aucun moment ne donnait l’impression de vouloir tirer sur le filon du succès critique du précédent. La lecture de ce troisième tome confirme le potentiel de la série, qui atteint ici sa maturité en exploitant pleinement les concepts qui sont au centre de l’histoire depuis ses débuts. Benjamin Read dresse ici le portrait tout en nuances de gris d’une héroïne complexe et crédible, rongée par ses erreurs passées et par les choix qui s’imposent à elle. Et si ceux-ci feront prendre une direction tragique au récit, la violence ne paraît jamais gratuite, même lors des scènes macabres qui parsèment l’album.

Au dessin, Chris Wildgoose livre une esthétique steampunk toujours aussi réussie, son trait gagnant même en finesse et subtilité au fil des tomes. Tant côté graphisme que scénario, les auteurs semblent avoir porté une attention particulière aux détails de leur univers, qu’il s’agisse de la silhouette des porcelaines qui évolue petit à petit ou des personnages secondaires, qui disposent tous de leurs motivations propres. Cette galerie de protagonistes présente d’ailleurs une variété de formes, de couleurs et de mœurs rafraîchissante, sans jamais sembler artificielle.

Tout comme leur héroïne et sa tour d’ivoire, les deux auteurs anglais s’élèvent en bâtissant sur les bases solides déjà posées et développées dans les premiers volumes. Une saga sombre et poignante portée par des protagonistes profondément humains, que l’on espère pouvoir retrouver au-delà de ce premier cycle.

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