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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 24, 2017

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Quand vous pensiez que j’étais mort

8 janvier 2015 |
SERIE
Quand vous pensiez que j’étais mort
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
24 €
DATE DE SORTIE
08/01/2015
EAN
2754808310
Achat :

« Pourquoi t’as une traaace ? » C’est la question que Marius, 3 ans, pose à son père, Matthieu, en voyant la cicatrice qui strie son crâne. Matthieu, c’est Matthieu Blanchin, qui nous livre dans cet album une partie de sa vie, de sa maladie. Car le cerveau de Matthieu « fait des tumeurs » et dès les premières planches il nous plonge dans l’angoisse de ses attaques, la première en 2002, la seconde en 2006. Il ne comprend pas ce qu’il lui arrive et ça lui fait peur. Cette autobiographie est une expérience sensorielle : Blanchin traduit ses attaques dans un déferlement cauchemardesque d’images hallucinées.

quand_vous_pensiez_imageC’est aussi l’histoire d’une guérison, de l’inquiétude de ses parents, de sa femme, de sa fille, du long chemin parcouru entre médecine allopathique classique et méthodes «alternatives». La narration est rythmée par les rechutes, les crises d’épilepsie, toujours angoissantes, mais aussi par les moments d’espoirs et de création : la genèse et la parution du premier tome de Martha Jane Cannary, les premiers succès critiques de cette biographie de Calamity Jane mais aussi la naissance de son fils, Marius.

Le lecteur entre dans l’intimité de l’auteur car c’est bien nous qui sommes visés dans le « vous » du titre. Matthieu Blanchin nous embarque dans une aventure intime qui touche à l’universel tant les questionnements sur la maladie, la famille et la mort nous interpellent. Sans jamais porter de jugement, l’auteur interroge le rapport entre notre corps et notre psychisme, entre la médecine occidentale et des méthodes que nous qualifions de « douces » qu’il explore toujours dans une quête de sens. La richesse de l’ouvrage tient en la multitude de sensations exprimées par un trait, au crayon et lavis, qui se fait tantôt apaisant, tantôt terrifiant. Jamais complaisant envers lui-même, toujours pudique, Mathieu Blanchin livre un album autobiographique intense de 176 pages dont on ressort éreinté et bousculé mais enivré par autant d’émotions.

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