Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 16, 2019

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Stand still, stay silent #1

14 janvier 2019 |
SERIE
Stand still, stay silent
ALBUM
Livre I - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
29 €
DATE DE SORTIE
24/10/2018
EAN
2355743533
Achat :

Une sale maladie baptisée « la rouille » a eu raison de l’humanité. Sauf de quelques peuples isolés de Scandinavie, au premier rang desquels les Islandais, que l’éloignement de leur île a protégé de l’épidémie. Il reste aussi quelques Danois, Finlandais et Suédois, mais le reste du vieux monde est laissé à l’abandon – et aux bêtes sauvages et autres trolls – depuis 90 ans maintenant. Une petite équipe – bien peu expérimentée – va tenter une sortie au-delà des zones habitées. Une exploration qui promet d’être aussi excitante qu’angoissante.

stand_still_stay_silent_image2 Créée par la jeune suédo-finlandaise Minna Sundberg, cette saga post-apocalyptique se déguste comme un feuilleton : et pour cause, elle a d’abord été diffusée en ligne. Voilà pourquoi cette histoire typée « young adult » prend le temps de présenter ses personnages, de poser son décor, le tout après un long prologue permettant d’asseoir l’ambiance et les enjeux. À cela s’ajoutent des pages plus « encyclopédiques », sur la linguistique, la géographie, les bestioles, etc. Dès lors, ce premier tome compte tout de même quelque 300 pages et il ne s’y passe pas tant de choses que cela… Un peu frustrant, même s’il est toujours agréable de s’immerger dans un univers qui promet d’être foisonnant : mais ce n’est pour l’instant qu’une promesse, car notre bande d’anti-héros explorateurs vient juste de sortir de la zone protégée et on n’a pas encore vu grand-chose…

L’autre point un peu décevant concerne le visuel et l’édition : les pages sont petites, les textes aussi, et face aux planches chargées de couleurs et de textures de Minna Sundberg, on a vite une sensation d’étouffement (un rapide coup d’oeil révèle qu’il y très peu de blanc dans ses pages). Cela tient également au parti pris de l’auteur de coller au plus près de ses protagonistes, qui ont aussi le gros défaut de se ressembler un poil trop – avant qu’ils ne soient réunis, on les confond un peu. Heureusement, dans la dernière partie, quand l’auteure prend de la hauteur, rassemble son équipe et dépasse les vannes potaches, on respire de nouveau, prêt à découvrir le monde endormi d’au-delà des fjords. Et on profite aussi mieux d’un dessin assez virtuose, bien dans l’air du temps, aux frontières du comics, du manga et de la BD européenne. Des promesses à confirmer.

stand_still_stay_silent_image1

Publiez un commentaire