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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 17, 2017

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Un pigeon à Paris #1

15 novembre 2017 |
SERIE
Un pigeon à Paris
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
10.75 €
DATE DE SORTIE
18/10/2017
EAN
2344023054
Achat :

un-pigeon-a-paris-visuelLina n’a rien à perdre. Célibataire, chômeuse et fraîchement trentenaire, elle part vivre un an à Paris. Sauf que. Pile avant son départ, quasiment sur un malentendu, l’émigrante décroche un contrat de mangaka. Bon, pourquoi pas, elle travaillera à distance et racontera son expérience dans ses planches. Enfin, sauf si elle meurt de faim avant : avec son accent exotique, pas si simple d’acheter une baguette de pain !

Coup de bec inopiné. Personne n’a vu venir cet oiseau à la blanche robe. Et pourtant, Un pigeon à Paris décroche une palme, celle du manga le plus drôle de l’année ! Si raconter les chocs culturels peut sembler facile et éculé, l’équilibre n’est toutefois pas si évident à trouver. C’est qu’en donnant son point de vue sur un pays sans en maitriser les codes, un auteur peut tomber dans les clichés vaguement racistes ou, à l’inverse, dans l’admiration béate pour l’ailleurs. Ici, l’artiste trouve le ton juste : elle s’amuse des préjugés, dépeint son quotidien avec lucidité et malice, sans se priver pour asséner quelques high kicks à la mauvaise foi française – dans une scène à l’Opéra, elle décrit un personnage qui lui vole son siège et « ne voit pas le problème », l’invitant à s’asseoir ailleurs « parce qu’elle verra mieux le spectacle ». Au premier regard, le graphisme pop-naïf de Foujita peut sembler négligé. Mais il suffit de découvrir l’hilarante représentation de l’auteure en pigeon (quelles mimiques, quelle dégaine !) pour s’en convaincre : décomplexé, le trait fonctionne de pair avec le talent comique de la dame, dotée d’un rare sens du rythme et de la situation incongrue.

Parce qu’il ne se renouvelle pas non plus à l’infini, ce premier tome (sur trois) s’essouffle un brin en bout de course. Mais Un pigeon à Paris reste un antidépresseur de haut vol, qui parlera à quiconque connait le (vrai) Japon, (le vrai) Paris, ou les deux, sans forcément baigner dans la culture manga – à ce titre, la transcription du nom de l’auteure, Rina Fujita, en un « Lina Foujita » inélégant mais plus simple à prononcer, participe certainement d’une volonté de toucher un large public.

FRANCE HATO NIKKI KAIGAI NI SUMU TTE KIMETARA MANGAKA DEBUT / © 2016 Rina FUJITA / TOKUMA SHOTEN

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