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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 8, 2021















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Animal Social Club

20 octobre 2021 |
SERIE
Animal Social Club
ALBUM
Animal Social Club - one shot
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
19.99 €
DATE DE SORTIE
20/08/2021
EAN
2205089056
Achat :

Karine et Thomas, scénaristes à la mauvaise réputation, entament les démarches pour financer leur nouveau film. Ils sollicitent les Régions, les Départements et brossent les techniciens dans le sens du poil. Leur film, c’est un blockbuster d’auteur entre Christophe Honoré et Steven Spielberg, « un film choral, épique et intime. Résilient et terriblement interpellant ». Un film censé fédérer les publics après les terribles épreuves du confinement. Seulement voilà, le monde du cinéma est une jungle : entre les egos démesurés des acteurs, leurs caprices et leurs exigences, les financements introuvables, le casting devient un défi impossible. Il faut graisser des pattes, s’acoquiner avec les bonnes personnes, ménager les susceptibilités. Et puis, rien ne va plus entre Karine et Thomas. Cette dernière le trompe avec un critique qui déteste leur travail…

animal-social-club_image1Farce, comédie ou satire sur le cinéma français, le milieu du spectacle et l’enfer du décor, Animal social club peine à convaincre tout au long de ses 120 pages. Pire, on s’ennuie souvent, à l’image de ce final bâclé qui tourne un peu au grand n’importe quoi. Hervé Bourhis (Le Labo, Et nos lendemains seront radieux…) arrive pourtant à nous faire ressentir toute l’hypocrisie du show-biz, les délires mégalos de ses acteurs à travers un couple de scénaristes poursuivi par la loose. Mensonges, flatteries, démagogie, le monde du cinéma ressemble à un enfer pavé de bonnes intentions où l’objectif reste de faire des entrées en produisant du 24 images par seconde bankable. La « famille du cinéma » est bien croquée : vieux acteurs sur le retour (« c’est un million et trois semaines de tournage maxi »), actrices frustrées, obsession de l’image des réalisateurs, agents flippés par le confinement, ego boursouflé des producteurs… Quelques répliques suscitent des sourires, au rythme d’un scénario dynamique et d’un dessin expressif. Mais c’est trop peu car l’intrigue, sans grande imagination, laisse clairement sur sa faim tandis que l’ensemble sonne creux et répétitif, jusqu’à ce final en panne d’idées. Et l’on baille assez rapidement malgré tous les efforts de l’auteur pour rendre sa BD drôle et enlevée. Bon, on le savait à peu près : le monde du cinéma, ça ne donne pas envie du tout.

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