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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 17, 2017

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Cavale vers les étoiles

21 septembre 2017 |
ALBUM
Cavale vers les étoiles
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
11.95 €
DATE DE SORTIE
23/08/2017
EAN
2203062010
Achat :

cavale-vers-les-etoiles-extraitTwo girls, one trip. Objectif Mars. Kinu, gamine au tempérament embrasé – et, accessoirement, arme ultime évadée d’un labo militaire – fout le bordel partout sous ses pieds nus, dans les ruelles poisseuses d’une techno-cité dont elle s’exfiltre flingue au poing. La vendeuse de ramen Roku, elle, occupait le mauvais endroit au mauvais moment et se voit forcée d’accompagner la petite furie dans sa course effrénée. Avec comme horizon « l’emprunt » d’une fusée qui amènera Kinu vers les siens, sur la planète rouge. Dit-elle. Bien entendu, la couronne britannique (qui, en cette année 2001 alternative, règne sur la planète Terre) ne compte pas laisser filer sa précieuse expérimentation.

On l’attendait avec impatience, cette Cavale vers les étoiles dont le pitch et les premiers aperçus avaient de quoi exciter les amoureux de SF crépusculaire. Il faut dire que Ryoma Nomura, de toute évidence, sait où se nourrir pour trouver l’inspiration et recracher un monde au futurisme enragé qui rappelle – entre autres – la démesure chaotique de Blame! ou l’extravagance cyberfreak de Dorohedoro. En s’armant de telles références, peut-on vraiment manquer le tir ? Oui, mon colonel… Passée l’euphorie des premières planches – on est fan de cyberpunk ou on ne l’est pas –, Cavale vers les étoiles révèle le manque d’expérience de l’auteur. Son trait sale aux accents cartoon ne manque, lui, certainement pas de chien mais il produit malheureusement un expressionnisme hors de contrôle : l’action s’avère souvent confuse et les dessins des corps, rigides, incohérents d’une case à l’autre, déforcent vraiment les personnages (pour la plupart bien écrits et porteurs d’un grand potentiel). Dès lors, on décroche progressivement de cette cavale dont les 336 pages, plutôt répétitives, auraient pu se réduire à moitié moins. «Cyberpunk is not dead» ? «Peut-être bien que si !», s’écrie-t-on en pleurant sur les cendres de nos espérances.

© 2014 Ryoma Nomura / Kodansha Ltd., Tokyo

 

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