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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | March 31, 2017

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Ebisu & Hotei **

13 septembre 2013 |

picto-critique-V3-2ebisu_et_hotei_couvPar Akira Kiduki et Nanki Satou. Taïfu Yuri, 7,99 €, le 27 juin 20131.
One shot.

De la haine à l’amour, il n’y a souvent qu’un pas… Le tout est de ne pas sautiller sur place ! Pas facile de faire la différence entre une jalousie destructrice et une jalousie motivante. Et dans un pays comme le Japon où l’apparence prime dans certains milieux d’affaires, il n’est pas évident de remettre son jugement personnel en cause…

Hotei est ainsi une employée de bureau plutôt mignonne, occupant un poste sans intérêt dans une petite boîte nippone lambda. Lorsque qu’elle se fait réprimander par une supérieure hiérarchique au siège de son entreprise, elle l’a plutôt mauvaise. Surtout quand cette même supérieure, nommée Mayo, la rejoint plus tard comme… simple collègue ! Rétrogradation ? Mise à pied ? Hotei rumine son ressentiment et s’intéresse à la vie privée plutôt compliquée de sa nouvelle voisine… Jusqu’à développer pour elle des sentiments ambigus.

ebisu_et_hotei_image1Jeu du chat et de la souris alliant répulsion et attirance, Ebisu & Hotei n’est pas véritablement un manga lesbien, ni même un yuri, mais plutôt un titre tirant vers le shôjô ai (lire notre dossier). À savoir un récit se concentrant sur la découverte d’un sentiment amoureux d’une héroïne envers une autre femme. Doutes, remise en cause, incompréhensions se succèdent et nous renvoient à ce curieux sentiment que l’on éprouve parfois pour quelqu’un dont on voit immanquablement tous les défauts… mais sur lesquels on décide passer outre, pour ne voir que le bon côté des choses. Le ton du manga se fait doux et intimiste, sans verser dans la psychologie rébarbative, mais en s’appuyant sur ses accidents de la vie quotidienne pouvant unir, dans la fraternité, deux êtres que tout destinait à se haïr mutuellement.

Dans la forme, le dessin de Akira Kizuki étonne par son côté presque vintage années 90. Son encrage, son style, et même sa mise en page, tout semble sorti d’un vieux manga du siècle dernier. Pourtant publié au Japon en 2010, Ebisu & Hotei possède un côté délicieusement rétro, presque intemporel au final, compte tenu des thèmes abordés. Mais on en ressort passablement frustré cependant, car ce n’est qu’un one shot s’arrêtant à un moment crucial de la relation décrite; on aura comme seule consolation un petit épilogue bienvenue. Difficile de dire si c’était l’intention de l’auteur de s’arrêter à la découverte même des sentiments de l’héroïne, ou un désirata de l’éditeur de se contenter d’un simple volume. Heureusement, l’épilogue conclut de manière satisfaisante un récit tendre et fougueux à la fois. C’est déjà ça…

Kara

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