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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | July 21, 2018

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3 Comments

Etunwan, Celui-qui-regarde

22 juillet 2016 |
SERIE
Etunwan, Celui-qui-regarde
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
23 €
DATE DE SORTIE
16/06/2016
EAN
2754811974
Achat :

Plusieurs histoires s’entremêlent ici : un homme entreprenant un voyage au bout de lui-même, la conquête de l’Ouest et la naissance de la photographie. Joseph Wallace est photographe pour une mission cartographique ordonnée par l’administration américaine. Dans un voyage en profondeur, il découvre son pays, le grand Ouest et le peuple sioux Oglala. Son retour à Pittsburgh sera le long préambule d’un nouveau départ.

etunwan_imageLa forme et le fond s’épousent parfaitement dans cet ouvrage où de grands dessins racontent les grands espaces, dans un sépia granuleux qui rend hommage aux débuts de la photographie. Cette dernière en est à ses balbutiements, entre art et science, évolutions techniques, portraits en atelier et paysages en lumière naturelle. Wallace personnifie ces errements.

Thierry Murat (Au vent mauvais, Les Larmes de l’assassin…) se risque à tout esthétiser. Mais l’Indien n’est pas un simple décor sublimé par le photographe. Le voyage intérieur into the wild est adossé à une quête d’altérité, puis dépassé par l’échec d’une amitié facile entre indigènes et colons. Trois occurrences de la « dignité » indienne évoquent tout de même le touriste béat face à l’autochtone exotique.

Souvent efficace, tantôt philosophique, tantôt poétique, le texte crée certaines redondances avec le dessin. Le crayon propose alors mieux que la plume, qui alourdit des subtilités et grossit des symboles jusque-là tranchants. Les mots sont heureusement rythmés par le recours à différents registres : dialogues, descriptions, échange épistolaire, carnet de bord, emprunts à la littérature – dont une délicieuse discussion entre Les Fleurs du mal et l’Ancien Testament. Pour autant, les silences sont parfois les passages les plus parlants.

Au final, les personnages incarnent l’enthousiasme américain, l’interculturalité, les débuts de la photographie, l’inconnu. La plupart de ces archétypes semblent avoir été volontairement amenés puis questionnés. Et l’on reprochera difficilement à la naissance de la photographie quelques clichés.

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Commentaires

  1. C’est fou, cette peur du texte chez les chroniqueurs bd…
    Pour moi Etunwan est d’abord un texte. J’en sais quelque chose. Puisque je l’ai écrit.
    Il n’y a pas de redondances texte-image dans ce livre.
    Je ne peux pas laisser dire cela.

    Non, le crayon ne propose pas mieux que la plume.
    Et la plume n’alourdit pas les subtilités.

    C’est le regard stéréotypé du chroniqueur bd qui alourdit la lecture.

    À moi d’évaluer la chronique :
    Ma note : 8/20
    Mon appréciation : une lecture sincère et de bonne volonté, mais tout de même avec des pieds de plomb.

  2. « Chroniqueur BD », c’est la pire insulte qui soit !

  3. Non, non je n’insulte personne.
    Chroniqueur bd chez Bodoï, c’est tout à fait honorable.
    La pire insulte qui soit, serait peut-être : critique littéraire à l’Automobile Magazine.
    Et encore… Y a pas de sot métier, hein…

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