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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | June 24, 2019

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Fatale #1 **

19 novembre 2012 |

picto-critique-V3-2fatale1_couvPar Sean Phillips et Ed Brubaker. Delcourt, 14,95 €, le 3 octobre 2012.

fatale1_image3La figure de belle brune envoûtante, celle qui, d’un battement de paupières et d’un sourire triste, peut faire faire n’importe quoi à tous les hommes, même les plus coriaces, est un classique du roman et du film noirs. Et si cette vamp en robe moulante était carrément du genre vampire ? C’est l’idée développée par Ed Brubaker (Ed Brubaker présente CatwomanIncognitoCriminal…) dans sa nouvelle série, au titre parfaitement trouvé : Fatale.

On suit un type plutôt terne qui plonge dans les archives de son parrain décédé, et se retrouve embarqué dans une histoire rocambolesque et morbide, en compagnie d’une jeune femme avenante, qui rapidement se révèle maléfique. Les explications se trouvent dans le passé commun de cette demoiselle qui ne vieillit pas et du parrain tout juste enterré.

L’idée de mêler feuilleton noir et récit fantastique était séduisante, surtout de la part du duo Brubaker-Phillips, qui avait déjà associé les genres polar et super-héroïsme avec brio. Mais le résultat déçoit quelque peu. En effet, les allers-retours entre passé et présent sont trop étirés, ralentissant le rythme et amenuisant la tension; et les voix-off, trop présentes, accentuent la lourdeur de l’ensemble. Le personnage féminin, pourtant au centre du récit, paraît ainsi noyé dans les multiples intrigues qui se croisent, et perd dès lors de sa dangerosité. fatale1_image1Graphiquement aussi, on a connu Sean Phillips (récemment exposé à Saint-Malo) plus vénéneux, à l’image de la superbe couverture choisie pour ce recueil en VF (et la galerie d’illustrations en fin d’ouvrage confirme son talent) : ici, enfermé dans des cases souvent petites, il semble à l’étroit et son dessin chargé de noir perd en expressivité et en puissance d’évocation.

Néanmoins, quelques belles séquences isolées, élégamment mises en images, font sortir ce premier tome de l’ordinaire, et laisse entrevoir un bon potentiel pour la suite. Entre Chandler et Lovecraft, Brubaker et Phillips n’ont pas encore trouvé le ton parfait, mais ils n’en sont peut-être pas si loin.

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