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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 15, 2019















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Isola #1

9 mai 2019 |
SERIE
Isola
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
10 €
DATE DE SORTIE
22/02/2019
EAN
B07JK2D8QJ
Achat :

Une BD tient parfois sur une image. Dans Isola, c’est celle d’une guerrière qu’on devine farouche montant la garde sous une pluie battante pour protéger un tigre paisiblement endormi sous la tente : une vision si puissante qu’elle hante les deux auteurs depuis les tout premiers stades de développement du projet, au point qu’ils aient décidé d’en faire la case d’ouverture de la série. Excellente idée d’autant que l’histoire qui en découle est à la hauteur : le fauve s’avère être une reine, Olwyn, changée en bête à la faveur d’un maléfice, et la guerrière, Rook, sa fidèle et bien-aimée garde du corps. Toutes deux ont fui la capitale du royaume et sont en quête d’un lieu mythique, Isola, où, Rook l’espère, le sortilège pourra être défait. La route qui y mène sera truffée de dangers et semée de rencontres improbables.

isola-imageLes deux auteurs d’Isola disent s’être inspirés d’Hayao Miyazaki pour donner corps à cette odyssée fantasmagorique. Sans blague ! Il n’y a pas grand-chose dans le ton, le bestiaire, les costumes ou encore les figures mi-humaines mi-divines croisées par les deux héroïnes qui ne fasse écho au Japon féodal et mythologique de Princesse Mononoké. On aurait pu plus mal tomber en matière de référence même si celle-ci en devient parfois écrasante : en termes de maîtrise du tempo et de précision de la mise en scène, la comparaison avec le travail du maître nippon est un peu cruelle pour le scénariste Brenden Fletcher et le dessinateur Karl Kerschl. Certaines scènes d’exposition s’étirent inutilement, et quand les choses s’emballent, l’action est parfois confuse. Les deux hommes, bien aidées par la mise en couleur soignée de Msassyk, qui fait penser à celle de la série Low, parviennent en revanche à retrouver une part de la magie et de la poésie qui irriguent l’oeuvre de Miyazaki. Elle est somptueuse la nature traversée par cette guerrière et son tigre, qu’on prend le temps de nous laisser admirer. Et l’émotion est au rendez-vous dans ces cases où un geste, un regard laisse deviner l’inquiétude de Rook pour sa reine. Au rayon fantasy, une bonne pioche.

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