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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 20, 2017

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La Grande Odalisque ****

7 septembre 2012 |

odalisque_couvpicto-critique-V3-4Par Bastien Vivès, Florent Ruppert et Jérôme Mulot. Dupuis, 20,50€, le 7 septembre 2012.

Alex et Carole travaillent ensemble depuis une petite dizaine d’années. Ces collègues ne débriefent pas leur soirée de la veille à la machine à café, mais ont plutôt l’habitude de disséquer leurs peines de coeur au beau milieu d’une fusillade, en pleine mission à haut risque.

odalisque_1Cambrioleuses de haute volée, elles sont capables de mener à bien un casse au musée d’Orsay, se bardant de grenades pour parvenir à leurs fins. Leur nouveau challenge : dérober La Grande Odalisque d’Ingres — « la peinture de la nana qui a trois vertèbres de plus que tout le monde » — au Louvre. Pour ce faire, elles vont s’allier à Sam, as de la moto et du chessboxing (un mélange d’échecs et de boxe)…

Ensemble, ils ont su trouver le ton juste, fondre leurs traits de manière fluide, élégante. Réalisant un mix parfait entre action et humour, nappant le tout d’un pudique voile de sentiments, Bastien Vivès et le duo Ruppert & Mulot ravissent, amusent, sidèrent. L’auteur de Polina et ceux de Irène et les clochards se sont inspirés de la série animée japonaise Signé Cat’s Eyes, qui enchanta les gamins des années 80. Ils mettent en scène trois « filles d’aujourd’hui, enfants de la forme » plus profondes que les héroïnes originales — Alex, Carole et Sam pratiquent le tir, l’escalade, le deltaplane, le judo, la chute libre, et même les montagnes russes d’Eurodisney.

Tout simplement jouissive, cette Grande Odalisque offre des moments d’énergie pure (une baston avec des dealers, une course-poursuite à moto…), de délire (nos pétroleuses deviennent narcotrafiquantes) et d’émotion. Le quotidien fait irruption à des moments de tension extrême, on pense à Quentin Tarantino — et notamment à Boulevard de la mort — ou à la série télé Weeds. Et l’on se délecte du parcours brut et doux-amer de ces femmes ne rêvant que d’une chose : « que des gens fassent des chansons à [leur] gloire ».

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