Là où danse le vent
Yaëlle grandit auprès d’une maman qui travaille trop, d’un papa qui ne voit pas où va son couple, et d’un grand-père attentif. Tandis que ce dernier se nourrit de la force du vent qui souffle au bord de l’océan, la petite fille – qui devient ado puis jeune adulte – trouve l’apaisement au contact de la mer. La vie passe, rythmée par les événements familiaux, les études, les bonnes et mauvaises nouvelles. Le lien entre Yaëlle et son papi demeurera-t-il intact ?
Pour son premier album, Enora Boutle s’attarde sur la relation distante mais forte d’une jeune fille, qui grandit et s’émancipe, avec son grand-père, figure solitaire et solide, avec qui elle partage un lien quasi magique. Très introspectif, son récit montre les étapes qui jalonnent les premières années de Yaëlle, du divorce de ses parents à l’accompagnement des derniers jours du papi, en passant par les vacances d’ado et l’entrée à la fac. C’est simple, doux et sensible, et les jeunes adultes lecteurs et lectrices de l’ouvrage pourraient s’y retrouver. On pardonnera dès lors un dessin manquant d’assurance et de précision, notamment dans les visages, par trop figés et similaires. Ainsi qu’un scénario un peu léger en termes de ressorts et de densité pour éviter les pièges d’une certaine mièvrerie. Mais l’ensemble est juste, sincère et cohérent, et parfois assez touchant.




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