Le Feu Monde
Métisse est une jeune femme pas comme les autres. Très douée au combat à l’épée, elle compte bien intégrer la Cohorte, un fameux groupe de guerriers. Son rêve devient réalité, mais cette réalité n’a pas le lustre qu’elle escomptait : le quotidien de cette bande éreintée est âpre et pauvre, et elle ne semble qu’être un jouet dans les mains de puissants qui se disputent le contrôle du pays. À moins qu’il ne s’agisse, au final, que de la conclusion d’un combat divin fomenté depuis des millénaires…
Un récit de fantasy développé sur près de 300 pages, dans un univers original et avec des personnages différents des canons habituels, cela faisait envie. Hélas, très vite, la narration patine, l’héroïne paraît bien terne, les grands enjeux assez attendus, et le dessin ronronnant. Il y a bien des moments où ce Feu Monde crépite de singularité, quand il emprunte le chemin de contes d’inspiration médiévale, ou qu’il lance des idées scénaristiques vertigineuses (la cloche qui ouvre une porte spatio-temporelle, on l’a pas vue venir). Mais toutes ces pistes sont diluées dans une trame morne, et surtout peu incarnée par des personnages-marionnettes fatigués, brossés sous un trait trop fragile pour tenir sur la longueur et correspondre à la noirceur de l’histoire. Dommage.





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