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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 22, 2018















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L’Atelier des gueules cassées

8 juin 2018 |
SERIE
L'Atelier des gueules cassées
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
17.95 €
DATE DE SORTIE
07/03/2018
EAN
2501122283
Achat :

Toute petite déjà, Anna Coleman se plaisait à réparer ses poupées en porcelaine. Devenue plus tard une sculptrice reconnue après avoir étudié auprès de Rodin, l’Américaine voit sa carrière chamboulée par la guerre qui éclate en Europe et qui mobilise son mari médecin sur le front. Témoin des horreurs de la guerre, elle décide alors de monter un atelier de prothèses pour les gueules cassées. Parmi ses patients, Antonin et Félix, deux soldats revenus défigurés des tranchées, qui espèrent retrouver une vie normale grâce à leur nouveau visage. Mais le temps presse car la fiancée d’Antonin, qu’elle croit mort, semble avoir un prétendant…

latelier-des-gueules-cassees-image1Après Muhammad Ali et Desperados Housewives, L’Atelier des gueules cassées marque la troisième collaboration entre Sybille Titeux de la Croix et Amazing Ameziane, avec un scénario basé sur l’histoire vraie d’Anna Coleman Ladd, dont le studio produisit près de 200 masques à destination des blessés de la Première Guerre mondiale. Le récit commence avec une narration à la première personne alternant entre l’artiste et ses deux patients, pour se fixer à partir du deuxième chapitre sur un narrateur externe, un choix déconcertant et pas forcément très judicieux. Au fil de la lecture, le récit prend une tournure inattendue de thriller, mais on déplore que l’album se centre sur une histoire de jalousie d’un intérêt limité plutôt que sur ce qui aurait dû être le centre de l’album : l’atelier et sa créatrice, sur laquelle on apprend finalement peu de choses…

Heureusement, le dessin vient rattraper ces faiblesses grâce à son esthétique puissante et évocatrice et une mise en scène ingénieuse, notamment dans les plans quasi cinématographiques.

Difficile donc de s’enthousiasmer outre mesure pour cet album bancal, qui n’en reste pas moins digne d’intérêt, ne serait-ce que pour son sujet.

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