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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | January 16, 2021















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Les meilleures rééditions manga de 2020

18 décembre 2020 |

Depuis 2017, les amateurs de mangas ont la chance de pouvoir regarder fleurir çà et là des rééditions d’œuvres cultes, de séries à succès (critique et public), de titres majeurs… Cette année 2020 n’a pas été en reste, car de nombreux titres ont eu le droit à ces honneurs. Parmi toutes les sorties de l’année, nous tenions à attirer tout particulièrement votre attention sur ces 5 rééditions, toujours plus qualitatives, pour convaincre collectionneurs, nouveaux venus et premiers acheteurs de la série.

 

Body horror psycho-philosophique

La planète Terre est envahie par des organismes extraterrestres qui prennent possession du corps qu’elles parasitent. Chanceux, Shinichi s’est réveillé à temps et a empêché celui qui était en train de s’introduire dans son corps d’atteindre son cerveau. En échec, le parasite prend possession de son bras droit, ce qui permet la cohabitation totale entre l’extraterrestre et son hôte. De cet échec naîtra une relation fusionnelle entre celui qu’on appellera Migy et l’humain qu’il parasite. S’il est une œuvre emblématique du seinen des années 90, il s’agit bien de celle-là ! Violente et philosophique. Extraterrestre et humaine. Novatrice, sociale et horrifique. Très critique envers l’être humain et sa gestion de la Terre dès les toutes premières pages, Parasite allie la réflexion profonde autour des comportements humains au divertissement vif et captivant. Longtemps restée confidentielle en France, cette série a enfin eu le droit à la reconnaissance suite à son adaptation animée. Heureusement, puisque cette série qui a marqué le lectorat de l’époque et a influencé toute une génération de mangakas est tout aussi stimulante qu’à ses débuts, il y a 32 ans de cela.
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Parasite – Édition originale.
Par Hitoshi Iwaaki – Traduction : David Deleule
Publié originellement au Japon en 1988 – 1994.
10,75 €, Glénat, Collection Seinen, 5 volumes parus sur 8.

Ce qui change :
• Sens de lecture original
• Traduction revue et corrigée
• Nouvelles couvertures
• Pages couleur
• Onomatopées originales sous-titrées

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Enfance, secte et fin du monde

Un cahier de prédictions annonce la fin du monde le 31 décembre 2000 à minuit… L’humanité y échappera-t-elle ? Pour répondre à cette question, vous voilà partis dans un thriller palpitant qui se joue du lecteur comme de ses personnages pendant près de 5000 pages. Œuvre emblématique à l’internationale, 20th Century boys est le manga qui a permis à Naoki Urasawa de conquérir le cœur de la critique et des lecteurs en dehors du Japon. Après des comédies sportives et Monster qui marquaient un tournant décisif dans sa carrière, le mangaka proposa une énigmatique et tentaculaire série enchevêtrant le passé, le présent et le futur à la science-fiction. Suspense, secrets, révélations, multiples flashbacks et flashforwards tiennent en haleine de bout en bout. Enfance, prophétie, histoire contemporaine, personnages énigmatiques, rock, secte énigmatique et apocalyptique… les thèmes et enjeux sont riches et nombreux. Complexe et passionnante, l’intrigue coécrite avec Takashi Nagasaki (Inspecteur KurokôchiDossier AKing of Eden…) est menée tambour battant. Assurément l’une des meilleures, plus réussies séries du mangaka et du seinen manga contemporain.
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20th Century boys / 21st Century boys.
Par Naoki Urasawa – Traduction : Vincent Zouzoulkovsky
Publié originellement au Japon en 2000 – 2007.
16 €, Panini, 3 volumes parus sur 12.

Ce qui change :
• Traduction revue et corrigée
• Épilogue inédit comprenant 4 pages supplémentaires
• Grand format
• Nouvelles couvertures
• Pages couleur
• Volumes doubles
• Onomatopées originales sous-titrées
• Un marque-page offert à chaque tome
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Frère de sang

Abandonnés par leur père des années auparavant, les frères Elric viennent de perdre leur mère. Alchimistes amateurs, ils tentent de la ressusciter via une transmutation humaine interdite. C’est un fiasco qu’ils payent de leur propre corps. Mais déterminés, ils partent à la recherche de la pierre philosophale pour pouvoir passer outre les lois de leur monde. Jouant avec les codes du shônen, ce récit a une tonalité et une portée propres, en grande partie grâce à la contrainte qui régit son monde : l’échange équivalent (règle de base de l’alchimie). Fullmetal Alchemist arrive également à sortir du lot grâce à ses personnages. Complexes, charismatiques, énigmatiques, fascinants, puissants… chacun arrive à trouver une place de choix dans ce manga qui commence comme une histoire familiale et qui prend vite une ampleur mondiale. À mesure des rencontres et confrontations, l’univers réaliste sous fond de fantastique s’assombrit. Il s’enrichit aussi de nombreux sujets profonds, adultes, moraux, sociaux ou politiques intriqués les uns dans les autres. Notez que pour une immersion totale, cette réédition est accompagnée d’un guide-book très complet, des romans dérivés de la série et d’un sublime artbook.
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Fullmetal Alchemist – Perfect.
Par Hiromu Arakawa – Traduction : Fabien Vautrin & Maiko_O
Publié originellement au Japon en 2001 – 2010.
11,90 €, Kurokawa, 5 volumes parus sur 18.

Ce qui change :
• Réédition accompagnée de nombreux livres annexes
• Traduction revue et corrigée
• Grand format
• Nouvelles couvertures
• Pages couleur
• Pagination plus élevée que l’original (l’équivalent d’un volume et demi)
• Onomatopées originales sous-titrées
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Post-apo onirique

XXIVe siècle, Néo-Venise. La planète Mars a été terraformée il y a 150 ans et a depuis lors pris le nom d’Aqua. À présent recouverte d’eau, elle est un lieu de vie paisible dans lequel on se déplace en bateau. Akari, Terrienne de son état, arrive à Néo-Venise. Cité flottante, sorte de Venise fantasmée. Son souhait ? Devenir onde, gondolière. Un temps publié chez l’éditeur Kami, Aria (et sa préquelle Aqua) est de retour chez vos libraires de la plus belle des façons. Kozue Amano y dépeint un monde futuriste loin des clichés postapocalyptiques. La paix y règne, on y vit en toute quiétude et rien ne vient entacher les journées merveilleuses que vivent les personnages. L’enrobage futuriste du manga n’est en réalité qu’un prétexte pour poser une ambiance, un univers. (Science-)Fictionnel en apparence, il se montre manifestement héritier de notre votre monde. Tranche de vie douce, contemplative et onirique, Aria – The Masterpiece fait partie de ces séries qui font voyager. L’escapade est rafraichissante, apaisante et fait du bien. La lecture est belle, calme, dépaysante et vaut le détour. Un rendez-vous atypique et bienfaisant pour tout public.
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Aria – The Masterpiece.
Par Kozue Amano – Traduction : Géraldine Oudin
Publié originellement au Japon en 2001 – 2008.
15 €, Ki-oon, Collection Shonen, 5 volumes parus sur 7.

Ce qui change :
• Publication de l’intégralité des séries Aqua et Aria
• Nouvelle traduction
• Grand format
• Nouvelles couvertures
• Pages couleur
• Volumes doubles
• Onomatopées originales sous-titrées
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Confiné pendant 10 ans

Enfermé pendant 10 ans dans une minuscule pièce aveugle, Gotô a craint de devenir fou. Il ne savait rien, ni sur les raisons ni sur les circonstances de sa séquestration. Seul compagnon d’infortune : une télévision. Tenant tant bien que mal, il est un jour relâché dans la nature sans la moindre explication. À sa libération, il part en quête de réponses. Seul contre tous avec lui, ses réflexions et ses souvenirs, le lecteur est pris d’empathie pour ce pauvre homme. On suit le cheminement psychologique qu’il emprunte en même temps que les nombreux flashbacks et rebondissements. Thriller noir à l’atmosphère remplie de tension, Old boy sait où nous mener, quitte à un faire un peu trop pour être crédible. Le mystère est épais. L’intrigue est bien écrite. Angoissante. Elle est pleine de suspense, de surprises et de révélations. Les personnages ont des vraies gueules, ce qui renforce l’aspect préoccupant et réalisme de cette histoire. Plébiscité pour son adaptation au cinéma par le réalisateur coréen Park Chan-Wook, Grand Prix du Festival de Cannes 2004, ce manga est l’un des seuls à avoir été porté aux nues au cinéma. Il serait temps de découvrir le matériau original.
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Old Boy.
Par Garon Tsuchiya et Nobuaki Minegishi – Traduction : Guillaume Hesnard
Publié originellement au Japon en 1996 – 1998.
12 €, Naban, 4 volumes parus sur 4.

Ce qui change :
• Nouvelle traduction
• Nouvelles couvertures
• Volumes doubles
• Meilleure qualité d’impression
• Onomatopées originales sous-titrées
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