Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 28, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

L’Oiseau bleu

11 janvier 2016 |
ALBUM
L'Oiseau bleu
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
15 €
DATE DE SORTIE
12/11/2015
EAN
2355928851
Achat :

Modèles de subtilité, Le Chien gardien d’étoiles et sa suite, Enfances, nous avaient conquis. Avec L’Oiseau bleu, Takashi Murakami – sans rapport, rappelons-le, avec le célèbre plasticien homonyme – évolue dans la continuité directe de ce diptyque.

loiseaubleu-caseUne famille heureuse, en promenade bucolique. Sur le chemin du retour, un coup de malchance : la voiture sort de la route. Le père tombe dans un coma végétatif et Shu, garçonnet de cinq ans, décède sur le coup. Pour Yuki, la jeune femme rescapée, il s’agit de survivre à l’absence brutale d’un fils et à l’état critique d’un époux. One shot sur les thèmes du deuil et de la reconstruction de soi, L’Oiseau bleu s’ouvre sur une déception : tire-larmes à l’excès, la première moitié du volume verse dans un pathos démonstratif auquel l’auteur ne nous avait pas habitués. Malgré de jolies scènes et un trait sensible, Murakami s’efforce de montrer, point par point, comme la vie est difficile pour l’héroïne, quitte à se répéter sur près d’une centaine de planches qui, sans grande progression du discours, auraient pu se réduire à moitié moins. La seconde histoire, en revanche, est un petit chef-d’oeuvre de simplicité. Avec beaucoup de douceur, l’auteur décrit la prise d’âge d’un homme, jusqu’à la naissance puis l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Ses souvenirs chancelants, son quotidien altéré, la tendresse de son épouse. Une histoire touchante qui, par ailleurs, donne du relief à la première – comme dans Le Chien gardien d’étoiles, il existe une connexion entre les segments, même si certains hasards sont un peu gros.

L’Oiseau bleu est né en réaction au tsunami de mars 2011. Que devient-on en mourant ? Comment accepter la perte d’un proche ? À travers ses personnages, tous endeuillés à leur manière, Murakami nous parle de la condition humaine sans fatalisme et délivre un beau message d’espoir.

AOI TORI –WAKURABA– © 2014 Takashi MURAKAMI / SHOGAKUKAN

loiseaubleu-planche2

Publiez un commentaire