La première dédicace que vous avez faite…
C’était un album de Blueberry. J’étais chez Dargaud, avec Jean-Michel Charlier. Nous avions la liste des journalistes à qui il envoyait habituellement ses albums. Il y avait les personnalités médiatiques de l’époque, Claude Darget, Léon Zitrone… J’ai compris que mon métier me mettrait en contact avec un univers qui fait rêver les gens.
La première fois que vous avez bondi (de joie ou de rage) face aux ventes de vos albums…
Devant les ventes de Blueberry. C’est toujours une joie de constater l’accueil amical et encourageant du public. Réaliser de mauvaises ventes est toujours décevant, mais de là à en éprouver de la colère… C’est le relatif échec de Jim Cutlass qui m’a rendu le plus perplexe. J’ai toujours trouvé que le scénario était bon, et le dessin de Christian Rossi est une exaltation pour moi.
La première planche ratée, jetée rageusement au fond d’une corbeille à papier…
J’ai eu des ratés qui se sont révélés plus intéressants que les réussites. De vraies révélations. Il faut accepter d’être surpris, même s’il faut avoir confiance en son jugement quand on sent que c’est loupé.
Le premier prix qui vous a transporté de joie…
Les prix ne m’ont jamais transporté de joie. Ils viennent trop tard dans la réalisation d’un album. Par contre, j’ai été heureux de recevoir un prix il y a deux ans à Asnières pour Inside Mœbius, parce que c’est une petite série à tirage limité et qui, je pense, aura son importance. |