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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 18, 2017

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Ni terre ni mer #1

12 juillet 2017 |
SERIE
Ni terre ni mer
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
14.50 €
DATE DE SORTIE
07/07/2017
EAN
2800152168
Achat :

Ils sont cinq, beaux, ont moins de 30 ans et partent en croisière au large de la Bretagne. Deux garçons, trois filles et… un lourd secret. En effet, ce qui avait des allures de virée glamour se révèle être une croisière cauchemardesque, sur les traces d’un sixième ami disparu deux ans plus tôt. Alors que leur voilier s’échoue sur une île accueillant un phare, gardé par deux étranges individus, les tensions vont se faire jour. La culpabilité, les doutes, et les peurs aussi. Avant le premier mort…

ni_terre_ni_mer_image1Le réalisateur Olivier Megaton (Taken 2 et 3, notamment) s’essaie à la BD, avec l’aide de Sylvain Ricard, pour un huis clos dans un phare en pleine tempête, théâtre d’un Cluedo macabre sur fond de secret douloureux. Pour doper l’intérêt face à une situation alambiquée digne d’un mauvais téléfilm, les scénaristes usent et abusent de flashbacks, allusions et non-dits, pour qu’on ne sache que dans les dernières pages de ce premier tome (sur deux) ce qui se joue réellement sous nos yeux. Indubitablement, cela fonctionne, dans le sens où on tourne les pages en espérant lever un coin de voile sur le mystère. Mais plus on avance, plus on s’énerve devant ce procédé de manipulation grossier, qui ne camoufle pas la vacuité de l’ensemble et le recours à des figures usées jusqu’à la corde (décor sinistre, faux-semblants permanents, petits mensonges entre amis…). Les allées et venues dans les obscurs couloirs et escaliers du phare, les silhouettes encapuchonnées, les sourires ambigus, les oeillades entendues… Nicola Genzianella, à l’image du scénario, en fait des tonnes, mais perd la rigueur et l’énergie qui faisait la classe de son trait réaliste sur William Adams. Si vous voulez consommer une bête fiction de l’été comme le petit écran français adore en produire chaque saison, prenez Ni terre ni mer. Dans le cas contraire, abstenez-vous, car voilà un album ni fait ni à faire.

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