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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 13, 2017

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8 Comments

« Papier », une nouvelle revue créative chez Delcourt

25 septembre 2013 |

C’est la saison du retour des revues. En même temps que La Revue dessinée ou Mon Lapin, les éditions Delcourt sortent le premier numéro de Papier.

Petit format type manga, 192 pages noir et blanc, une dizaine d’auteurs et donc d’histoires au sommaire, le tout pour 9,95 €. Voilà le principe de Papier, nouvelle revue trimestrielle dirigée par Lewis Trondheim, directeur de la collection Shampooing, et Yannick Lejeune, fondateur du Festiblog et éditeur chez Delcourt.

papier1_couvOn y lit une dizaine d’histoires complètes de longueur et de genre différents, autour d’un thème volontairement vague (ici, « un animal est mort »). Signées, outre Trondheim lui-même, par quelques auteurs en vogue, tels Guy Delisle ou Bastien Vivès, auteur de la couverture et du premier récit (Pénélope Bagieu sera dans le 2e, prévu pour janvier, Boulet dans le suivant). On y croise (planches ci-dessous) aussi les belles plumes et aériens pinceaux de Grégory Panaccione, auteur du récent et épatant Âme perdue, et Florence Dupré la Tour pour une histoire toute en pudeur et émotion. Mention jolie découverte pour l’Américain Dylan Meconis, son élégant trait cartoon et son scénario malin.

Pour un projet financé en classe éco (les auteurs toucheraient 40€ par planche, selon Les Échos, et les deux éditeurs 1% chacun sur les ventes), le résultat n’est pas du tout low cost. Mieux, malgré un format contraignant, il propose des récits de belle qualité, avec très peu de trous d’air qualitatifs dans ce premier numéro, et devrait permettre de faire émerger quelques vrais talents. Et d’après Lewis Trondheim, l’envie des auteurs de s’essayer au format sans cesse réinventé de la revue est énorme. Espérons donc que Papier saura séduire des lecteurs curieux de tentatives narratives (mais tout de même grand public), pour que le modèle et le format perdurent.

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Papier #1.
Collectif.
Delcourt/Shampooing, 9,95 €, le 18 septembre 2013.

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Commentaires

  1. Karel

    40€ par planche, je comprends mieux le résultat. Amateur de beau dessin , passez votre chemin.

  2. François Pincemi

    Moi, je vais proposer dix euros de plus à chaque auteur de papier pour un original que je pourrai mettre au mur. Merci à Messieurs Lejeune et Trondheim de démocratiser l’art!

  3. Frédéric

    François Pincemi, toujours prêt à exploiter la misère du monde!

  4. François Pincemi

    J’espere, Monsieur Frédéric, que vous plaisantez….car, si vous croyez que des auteurs comme Trondheim et Vivés sont misérables, eux qui ont eu des Prix à Angoulême et ailleurs, et qui ont vendu des millions d’albums depuis 20 ans pour Trondheim, et des centaines de milliers pour Vivés depuis cinq ans….. Certes, 40 euros la page, ce n’est pas bien cher, mais les auteurs qui le font ont d’autres sources de revenus, ce qui leur permet de compenser, et de participer à la belle aventure du lancement d’un collectif.

  5. crisostome

    on peut juste regretter de vivre à cette époque de graphisme crade et pauvre , bouffé par le système économique qui veut que tout soit vite et mal fait .
    « mon lapin » , « la revue dessinée » ou « papier » , même constat ! … et pourtant ce manque de qualité est assortit d’un prix exorbitant pour de la lecture « poubelle » .
    à quand un journal sur papier merdique à prix réduit et aux qualités graphiques soutenus ?
    renouvelez le genre s’il vous plait ! vous êtes des créateurs ou de simples agents marketing inféodés au capitalisme ambiant ?
    heureusement que je suis vieux et que j’ai connu METAL , FLUIDE , L’ECHO , etc…

  6. Joe

    @ François Pincemi : Il n’y a pas que Vivès et Trondheim dans la vie, et dans Papier non plus. Que faites-vous des autres, ceux qui n’ont pas leur notoriété, dont c’est parfois la première publication ? 40€ c’est très très peu cher payé. À titre de comparaison, La Revue Dessinée ou Professeur Cyclope payent 150€ la planche. Ce qui n’est pas mirobolant mais témoigne d’une volonté de respecter les auteurs. 40€ c’est du foutage de gueule, surtout venant de Delcourt.

  7. luxsword

    J’avoue être assez surprise de ces tarifs. Je ne suis pas du milieu, mais il me semblait que les auteurs se battaient pas mal pour des conditions décentes et changer les mentalités qui pensent qu’on peut les payer des clopinettes parce que « ça leur ferait de la pub », etc. ça fait un peu dumping tout ça. Que certains aient d’autres sources de revenu, tant mieux pour eux, mais le système doit fonctionner pour tous, pas que pour ceux qui peuvent s’en passer.
    D’ailleurs, y a pas longtemps, Trondheim parlait de ses ventes qui ne se comptent pas en millions, loin s’en faut et pourtant il est connu. Il me semble qu’il vit plutôt de pubs, histoire d’être libre de faire ce qu’il veut par ailleurs. Donc j’en ai conclu qu’à part quelques rares spécimens type Zep, ça roule pas sur l’or chez les auteurs de bd, connus ou non.

  8. Hector Corrector

    Quarante euros la planche ?

    Ce n’est même pas 4 heures de travail pour une femme de ménage.

    Amis dessineux, orientez-vous vers la planche à repasser !

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