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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 16, 2017

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Petites coupures à Shioguni

8 décembre 2014 |
SERIE
Petites coupures à Shioguni
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
21.50 €
DATE DE SORTIE
20/11/2014
EAN
2809710457
Achat :

Petites-coupures-a-Shioguni-casesIl était tard. Un petit restaurant sans client. Trois gangsters de carte postale, le costard ébène et les lunettes opaques. Oui, Kenji avait emprunté du fric aux mauvaises personnes et non, il ne pouvait pas le rendre. La nuit devait mal se passer.

Ses crayons vibrent pour l’archipel. Depuis Tokyo Sanpo, recueil de scènes de quartiers tokyoïtes, Florent Chavouet croque l’anecdotique dans des ouvrages entre le carnet d’illustrations et la BD. Né d’une envie de poser ses mines sur une histoire complète, Petites coupures à Shioguni est un premier récit de fiction pour l’auteur de Manabé Shima. Un récit éclaté, fidèle au style Chavouet, qui alterne entre documents d’enquête et planches au découpage innovant. Parfois morcelées en damier de cases, certes, mais jamais exemptes d’originalité formelle – dialogues mélangés aux dessins, points de vue insolites, etc. Ces pièces de puzzle forment un jeu à voix multiples, entre notes lacunaires, témoignages farfelus et dépositions contradictoires. Que s’est-il vraiment passé cette nuit-là ? Qui dit la vérité, qui ment ? Et surtout : pourquoi ?

Cette affaire criminelle, aussi burlesque et mouvementée devient-elle, n’est pas l’intérêt principal. Une fois remise dans l’ordre, elle se révèle un peu simpliste. Non, ce qui nous tient en hypnose, c’est bien la découverte de chaque page, toujours inventive et différente de la précédente, créant un rythme de lecture dynamique. Autant que le dessin en lui-même, riche de crayonnés expressifs et d’aquarelles nuancées. Florent Chavouet bout de passion pour son sujet, c’est une évidence : il peint un Japon urbain très référencé – presque trop pour le néophyte ! –, qui flirte avec la parodie tout en conservant suffisamment d’authenticité pour rester crédible. Comme l’ingrédient secret d’un boui-boui de quartier, ce goût de vrai transforme Petites coupures à Shioguni en polar vivant (sélectionné à Angoulême), dépassant le simple statut d’objet de curiosité.

© 2014, Éditions Philippe Picquier

 

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