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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | August 17, 2017

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Peyo célébré chez Artcurial

1 août 2011 |

Ils s’appellent Smurfs en anglais, Schlumpf en allemand, Kumafu en japonais ou Stroumfakia en grec. Lutins bleus au succès international, les Schtroumpfs ont éclipsé leur créateur Peyo et le reste de son œuvre.

peyo_1Jusqu’au 30 août 2011, l’artiste est remis sur le devant de la scène chez Artcurial à Paris. Riche de plus de 150 œuvres originales (planches, croquis, et même la table à dessin de l’auteur…), une exposition retrace son parcours – Schtroumpfs inclus bien sûr, mais pas que. Né en 1928 en Belgique, Pierre Culliford débute comme gouacheur dans un studio d’animation, qui fermera rapidement ses portes. Il s’essaie alors à la bande dessinée, créant les personnages de Capitaine Coky, de l’Indien Pied-Tendre et du scout Puce, ou encore de l’inspecteur Pik, rapidement abandonnés.

A 21 ans, il publie dans le quotidien Le Soir des gags mettant en scène un chat muet, Poussy. En 1952, il rejoint Spirou, et lance Johan et Pirlouit un an plus tard. C’est dans les pages de cette série médiévale (plus précisément dans La Flûte à six trous, aventure qui deviendra ensuite La Flûte à six schtroumpfs) qu’apparaîtront en 1958 de curieux bonshommes bleus. « Ces Schtroumpfs ne parlent pas un français très correct, mais ne vous en faites pas, ce sont des personnages tout à fait accessoires, d’ici deux ou trois ans, on n’en parlera plus ! », assure alors Peyo à son éditeur Charles Dupuis.

peyo_2En 1960, l’auteur lance Benoît Brisefer et Jacky et Célestin, mais le succès de ses lutins le rattrape. Il fonde le Studio Peyo – où il aura pour assistant un certain Walthéry (Natacha, hôtesse de l’air) –, prépare l’adaptation au cinéma de ses Schtroumpfs, puis valide la série animée The Smurfs, réalisée aux Etats-Unis dans les années 80 par Hanna-Barbera. Ses créatures font le tour du monde, deviennent des figurines ou peluches, décorent une foule d’objets. Et deviennent plus célèbres que leur inventeur – mort d’une crise cardiaque en 1992.

A l’aide d’une scénographie sobre et claire, l’exposition raconte de façon chronologique le cheminement de Peyo. L’accent est mis ici ou là sur certains aspects de l’œuvre ou de l’auteur: l’importance que le scoutisme eut pour lui (Pierre Culliford, chef de meute, était surnommé «bélier humoriste»), son goût pour la musique ou la « pensée magique », ou encore – et malgré le brillant Schtroumpfissime – son apolitisme (« D’une certaine manière, son éducation chez les Bons Pères lui avait fourni les éléments qu’il avait besoin de connaître, et sa curiosité intellectuelle s’arrêtait là », précise son complice Yvan Delporte). Résolument didactiques, les cartels accompagnant les pièces originales livrent des éclairages intéressants mais restent un peu courts, laissant le visiteur sur sa faim concernant la vie de l’auteur et les circonstances de la création de ses héros. La ligne claire de Peyo, elle, fait largement son office : elle enchante et renvoie gaiement vers les territoires de l’enfance.

Laurence Le Saux

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Exposition Pierre Culliford dit Peyo – la vie et l’œuvre d’un conteur merveilleux
Jusqu’au 30 août 2011 chez Artcurial – Hôtel Marcel Dassault, 7 rond-point des Champs-Elysées, 75 008 Paris.
De lundi à dimanche, de 11h à 19h. Tarif : de 3 à 5€.

Pierre Culliford, dit Peyo – la vie et l’oeuvre d’un conteur merveilleux
Catalogue en vente chez Artcurial, sous la direction d’Eric Leroy et Lucas Hureau, éditions Eleroy, 35€.

Photos © BoDoï.

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Commentaires

  1. JL

    « Moi je dessine mal et ça me permet d’avoir un dessin très simple » (————– On croit rêver !

  2. JL

    « Moi je dessine mal et ça me permet d’avoir un dessin très simple » (————– On croit rêver !

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