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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | July 27, 2017

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Thorgal #35

21 novembre 2016 |
SERIE
Thorgal
ALBUM
Le Feu écarlate - 35
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
12 €
DATE DE SORTIE
10/11/2016
EAN
2803635488
Achat :

thorgal_1Rude tâche que celle de Xavier Dorison : reprendre le scénario de Thorgal, mythique série franco-belge créée en 1977 par Jean Van Hamme et Gzregorz Rosinski. C’est que le Viking aventureux a déjà trente-quatre aventures au compteur : certaines formidables (La Magicienne trahie, Les 3 Vieillards du pays d’arak, Alinoë…), d’autres beaucoup plus oubliables. Surtout, la saga tire à la ligne depuis quelques années. La reprise de son intrigue par Yves Sente en 2007 n’a pas amélioré les choses : mettre en avant Jolan, le fils du héros, s’est révélé une fausse bonne idée, plombée par des péripéties trop calquées sur celles du père.

Le scénariste du Troisième Testament, W.E.S.T. ou Untertaker, qui a déjà repris le spin-off Thorgalien Kriss de Valnor, fait-il mieux que son prédécesseur ? Classique et sage, son récit use de ficelles déjà maintes fois tirées : l’innocence bafouée, la trahison d’une alliée, la mise à l’épreuve du brave. Xavier Dorison creuse un peu la relation père-fils et, surtout, tente de clôturer de façon cohérente un cycle narratif construit par un autre que lui. Il y parvient, même si le résultat n’est pas franchement emballant. Il faut dire qu’il hérite d’une histoire alambiquée : Aniel, fils muet de Thorgal et de la maléfique Kriss de Valnor, est devenu l’instrument d’une terrible secte, qui voit en lui la réincarnation de son « grand maître ». Le père va tenter de sauver sa progéniture, même si cette dernière le rejette violemment et l’agonit de reproches…

Curieusement, ce qui déçoit le plus dans cet album est le graphisme de Gzegorz Rosinski. Le formidable dessinateur polonais avait pourtant su se réinventer au fil des années, travaillant en couleur directe, ciselant ses cases comme autant d’impressionnantes peintures. Malgré un usage lumineux du rouge, son travail manque ici de lisibilité. Certains personnages sont difficilement reconnaissables d’une séquence à l’autre, des scènes d’action manquent de vie. Le prochain Thorgal saura-t-il plus profondément se renouveler, sur le fond comme dans la forme ?

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