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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 23, 2017

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Yako et Poko #1-3

24 mars 2017 |
SERIE
Yako et Poko
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
7.90 €
DATE DE SORTIE
09/02/2017
EAN
2372870262
Achat :

Dans le monde de Yako et Poko, les téléphones portables ont disparu, les voitures ne dépassent pas 40 km/h, et les ordinateurs se font rares, puisque personne ne sait les réparer. Beaucoup de gens possèdent pourtant des robots de compagnie très perfectionnés, aux allures de peluches douées de parole. Yako, jeune mangaka un peu solitaire, vit ainsi avec Poko, le robot chat qui lui sert d’assistant. Bien qu’il ne soit pas très efficace pour encrer les pages, Poko a un but : aider sa maîtresse à compléter sa collection de stylos Yukko, dont on dit que deviner la couleur avant de s’en être servi permettrait de trouver le bonheur… Mais celui-ci n’est-il pas déjà sous leurs yeux ?yako-et-poko-image1

Etsuko Mizusawa, que l’on connaît déjà en France pour avoir illustré Mes petits plats faciles by Hana, revient ici avec un manga dont le point fort est avant tout la relation entre les deux personnages, indéfinissable et touchante. Chaque tome est construit comme une succession d’histoires courtes dans le quotidien de Yako et de son assistant maladroit, à qui elle semble s’être plus attachée que ce qu’elle veut bien laisser paraître. Et en tant que lecteur, il faudra d’ailleurs être bien endurci pour ne pas s’émouvoir face aux efforts du timide Poko… Si la plupart de ces tranches de vie donnent le sourire, il en émane pourtant une étrange tristesse douce-amère, puisque l’on comprend à quel point ces moments de tendresse éphémères sont précieux pour le duo.

Le dessin de Mizusawa, avec ses rondeurs enfantines et ses personnages semblant tout droit sortis du jeu Animal Crossing, réussit à être mignon et expressif sans en faire trop. Le futur « rétro » imaginé par l’auteure, et notamment la ville des protagonistes et son architecture surréaliste, forme un ensemble cohérent et inventif.

En définitive, c’est drôle, touchant, il ne s’y passe pas toujours grand-chose, et ça fait du bien. En attendant le prochain, ces trois premiers tomes sont à lire et relire sans modération, au lit avec une bonne tasse de thé.

© 2016 Etsuko Mizusawa (AKITASHOTEN)

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