Archive pour juillet 2006

ASIAN CONNECTION

Lundi 31 juillet 2006

MANGA SOLEIL
Asian Connection, nouveau label de Soleil, publie des albums luxueux grands formats et en couleurs d’auteurs coréens. Dernier paru, Mû, une heroic-fantasy au graphisme somptueux ! (12,90 euro).

CONCOURS DU 30 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE 2006

Lundi 31 juillet 2006

Le festival Normandiebulle ouvre son concours de bande dessinée au plus de 25 ans. Ces derniers seront récompensés d’une figurine BD par le site www.foormi.com, tandis que les gagnants plus jeunes pourront remporter jusqu’à 450 euros grâce à la Caisse d’Épargne. Pour concourir, réaliser une planche sur la musique et la bande dessinée. www.normandiebulle.com

Festival.Darnetal

BD REPORTAGE

Lundi 31 juillet 2006

PAPA MOBILE

Après les reportages dessinés Retour au collège de Sattouf et Écoloville de Duhoo, la collection La Fouine Illustrée mène l’enquête sur ces grands ados qui passent la semaine en boîte et le week-end aux goûters d’anniversaire : les papas célibataires ! Jacques Braustein, ancien rédacteur en chef de Technikart, raconte son quotidien de père en intérim avec un brin de tristesse. Fanny Dalle-Rive (Une demi-douzaine d’elles) compense avec des dessins aux détails amusants (Les Week-ends du père célibataire, Hachette, 14 euros).

Les + du blog : DERIB 3/3

Lundi 31 juillet 2006

Visuel extrait de Derib, un créateur et son univers par George Pernin © Le Lombard.
DERIB : « La vie de Pluie-d’Orage m’a mobilisé pendant plusieurs années »
Mon amour des Indiens est né en même temps que ma passion pour la bande dessinée : en les découvrant dans les Jerry Spring de Jijé et le Corentin chez les peaux-rouges de Paul Cuvelier. II y a eu aussi les romans de la série Winnetou, que ma mère lisait en famille pendant les vacances. Dès mon enfance, j’étais mordu. Je le suis toujours.
Les années ont passé, j’ai alors essayé de les dessiner, les Indiens. J’espère y être arrivé à peu près maintenant. Ce qui m’attirait, au départ, c’était leur beauté virile, leur force et leur santé; puis j’ai découvert, à travers des écrits, des témoignages, des films aussi, leur force morale, religieuse et mystique.
Sans chercher à m’identifier à eux extérieurement, je suis profondément en accord avec eux. Leur connaissance de la nature, leur respect de la vie, leur amour des enfants, tout cela m’impressionne beaucoup. C’est cet ensemble de choses que j’essaie d’exprimer en bandes dessinées avec Buddy Longway, Yakari et Celui-qui-est-né-deux-fois.
C’est incontestablement dans ce dernier récit que je me suis investi le plus profondément. La vie de Pluie-d’Orage m’a mobilisé pendant plusieurs années : sa destinée — son amitié — a marqué ma mémoire de manière indéfectible.
Il y a aussi, dans l’approfondissement de cet univers, une grande joie de pouvoir rêver, et de faire revivre tout cela dans le dessin. Cette joie débute dans la recherche documentaire, qui, sans jamais être absolue (je ne me préoccupe pas essentiellement, par exemple, des différences qui peuvent exister entre les parures des Sioux et celles des Cheyennes), me permet de rendre les Indiens crédibles dans le récit.
J’admire particulièrement les Indiens des plaines. Dessiner des peaux-rouges galopant parmi les bisons reste un de mes plus grands plaisirs.
La tragédie de leur histoire m’a profondément marqué, et je pense que je dessinerai encore longtemps ces fiers êtres humains.

Derib, un créateur et son univers* par George Pernin Le Lombard, 144 pages, 22,50 euros.
© Le Lombard 2006


Visuel extrait de Derib, un créateur et son univers par George Pernin © Le Lombard.

Et voir les autres dossiers : 1/3, 2/3

PANINI

Dimanche 30 juillet 2006

CORDONS AU COU

Total tendance ? Après les posters géants à reconstituer, Panini lance son cadeau de l’été : un cordon super-héros pour trimbaler son lecteur MP3 sur la plage. Rouge-bleu avec Spider-Man #77, bleu-blanc avec Ultimate Fantastic Four #11, noir-jaune avec X-Men #113. Reste plus qu’à trouver les maillots qui vont avec.

PRÉPUBLICATION : “Haute SĂ©curitĂ© #1″

Dimanche 30 juillet 2006

Haute Sécurité #1 par Gihef & Callède (#107-108-109)

Et voir les planches 1, 2, 3 et 4 (© Dupuis)

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Revue de presse : Libération 29/30 juillet 2006

Samedi 29 juillet 2006

Les coucougnettes sont de sortie

Incal.Libération
BD et presse nationale entretiennent des relations tellement frileuses qu’on ne les voit ensemble qu’en période de canicule. C’est comme ça.
Sous le soleil estival, les opérations promotionnelles du moment sont Tintin dans Le Figaro, Alpha dans Les Echos et une sélection d’albums dans Libération.

Ce week-end, Libé propose* le premier Incal, L’Incal Noir, par Moebius et Jodorowsky version malheureusement recolorisée en numérique et lettrée par ordinateur.
Nous vous recommandons la lecture du supplément « été ». Un exégète d’envergure y déploie tout son talent d’analyste sur quelques cases de L’Incal Noir : « Jambes écartées, il [Difool] s’offre à la bouche d’une bête qui ne l’atteindra pas, ayant été « épinglé comme un papillon ». Un glaive-phallus est fiché dans le dos du monstre (avec ses deux ailerons-coucougnettes).»

incal.noir

Nous imaginons l’amusement de Pierre Christin à la lecture de ces masturbations verbeuses, lui qui signe un réjouissant journal de la semaine dans le même quotidien. Occasion de se moquer tendrement des Verts, d’évoquer les problèmes de l’immigration, de revenir sur son projet d’autoroute circumméditerrannéenne (que Juillard avait renoncé à illustrer) et de nous rappeler qu’il vient de fêter ses 68 ans avant de conclure :

« Amusant de faire le chroniqueur de la semaine pour Libé. Mais ça arrive à l’issue d’une année où se sont multipliées divers petites choses dont je ne sais s’il faut les trouver flatteuses ou troublantes. […] Je trouve que ça sent le sapin, tout ça. A mon âge, avec ces histoires de canicules qui emportent les petits vieux pour un oui pour un nom, je me demande si je ne suis pas sur la pente fatale. D’autant plus que dans ce monde en surchauffe, on passe vite tel Floyd Landis suivi par l’ombre de son zombie, de l’euphorie des tribunes au risque de mort sociale. »

Pas d’inquiétude monsieur Christin, on surveille, pour vous, les ailerons-coucougnettes…

* Libération daté samedi 29 et dimanche 30 juillet. 6 euros avec l’album L’Incal.

PRÉPUBLICATION : “Cassio #1″

Samedi 29 juillet 2006

Cassio #1 par Reculé & Desberg (#106-107-108)

Et voir les planches 1, 2, 3 et 4 (Delcourt)

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“COMMENT JE ME SUIS FAIT SUICIDER”

Samedi 29 juillet 2006

CUIT CUITE

Les éléphants roses, c’est terminé. Les dragueurs alcoolos ont droit à d’autres rencontres le matin à leur réveil. Et risquent de tomber de haut. Un petit bijou très court et très grinçant signé Loïc Dauvillier et Sébastien Vassant (Comment je me suis fait suicider, 6 Pieds Sous Terre, 6 euros).

Les + du blog : DERIB 2/3

Samedi 29 juillet 2006

Visuel extrait de Derib, un créateur et son univers par George Pernin © Le Lombard.
Derib : « Problème, un cheval, ça bouge ! »
J’aime les chevaux depuis toujours. Mon premier souvenir remonte à mes cinq ans : c’était un cheval de trait qui travaillait dans un champ tout proche de la maison. Je me souviens surtout de l’odeur du cheval.
À cette époque, il n’y avait presque pas de chevaux de selle dans la région, et c’est en voyant des photos que je me suis mis à en dessiner. Au début, c’était catastrophique. Je ne savais pas comment dessiner les pattes, puis ce furent les proportions qui n’allaient pas. Mon père m’a alors conseillé de procéder avec le cheval comme je faisais avec l’homme : apprendre à dessiner son anatomie.
Enfin, vers quinze ans, j’ai vu des chevaux qui broutaient dans un parc. Ils appartenaient à un agriculteur qui faisait son service militaire dans la cavalerie et qui louait des chevaux dans un manège. Je me suis glissé dans le parc, et j’ai commencé à exécuter des croquis d’après nature, ce qui n’est pas aisé : les chevaux ne cessaient de bouger ! Voyant mes croquis et les appréciant, le propriétaire m’a proposé de décorer son futur manège en échange de leçons d’équitation. C’était le paradis ! Quatre mois plus tard, je donnais des leçons ! Depuis, je n’ai plus cessé d’être en contact avec les chevaux.
Sur le plan graphique, cette complicité m’a énormément aidé et, aujourd’hui, ce sont encore les chevaux que je dessine avec le plus de plaisir.
Mais en tant que cavalier, les choses sont parfois difficiles. J’apprends depuis plus de vingt ans à faire de l’obstacle et je n’ose pas compter les chutes. À chaque saut, il me faut maîtriser mon appréhension, voire ma peur. En outre, avoir un cheval à soi nécessite des soins intensifs. Il faut le sortir tous 1es jours et les maladies sont fréquentes. Monter à cheval, c’est toute une discipline : c’est apprendre à se maîtriser pour dominer les réactions de l’animal, et les anticiper.
II faut des milliers d’heures de travail pour arriver à un résultat positif.
Cela dit, le contact avec ce merveilleux animal est un privilège, et je crois que l’amour du cheval est un virus dont on ne peut pas se soigner. En tout cas, moi, je suis définitivement malade des chevaux !

© Le Lombard 2006
Derib, un créateur et son univers* par George Pernin Le Lombard, 144 pages, 22,50 euros.

Visuel extrait de Derib, un créateur et son univers par George Pernin © Le Lombard.

Et voir les autres dossiers : 1/3, 3/3


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