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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 19, 2021















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Alienated

18 février 2021 |
SERIE
Alienated
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
17.90 €
DATE DE SORTIE
20/01/2021
EAN
2378872321
Achat :

Masqué, Samuel rumine sa rage adolescente – le monde est pourri, les élites sont corrompues, la jeunesse est muselée, les lycéens sont des cons – dans des vidéos qu’il espère devenir virales. Samantha, elle, traîne son spleen et sa misanthropie en comptant les jours qui la séparent de la fin du lycée. Et Samir joue à être le copain de tout le monde, ce qui cache de toute évidence un mal-être global. S’ignorant jusque-là, ils se retrouvent par hasard dans un bois et tombent sur un drôle d’essaim luminescent accroché à une branche. Ils tentent évidemment de l’attraper et abracadabra : apparaît une entité extraterrestre aux pouvoirs démentiels qui, pour commencer, connecte l’esprit des trois ados entre eux. Mais à part s’envoyer des vannes télépathiques à longueur de journée et fouiller les secrets les uns des autres, que vont-ils faire de leur alien égaré ? D’autant qu’il pourrait se révéler aussi dangereux que prometteur…

alienated_image1 Simon Spurrier (Six-Gun Gorilla, Coda) concocte ici une maligne métaphore des tourments adolescents, faits de quête d’identité, de frustration permanente, d’incommunicabilité avec le monde des adultes. En injectant une grosse dose de fantastique, sans avoir besoin d’expliquer ni où ni quoi ni comment, il ouvre aux lecteurs la porte des pensées de ces lycéens en détresse, avec un vrai talent d’écriture. Revers de la médaille, le scénariste se laisse aller à empiler les dialogues intérieurs, bien écrits certes mais surabondants, et finit par lasser voire donner mal au crâne. Surtout, ce levier narratif devient inopérant dans la dernière partie, qui voit sa comédie sociale se transformer en plus banale histoire de super-héros qui pète les plombs. Et la BD perd alors en force de conviction et en originalité. Malgré ce final décevant, tout n’est pas à jeter dans Alienated, surtout pas le dessin éclatant de Chris Wildgoose (Porcelaine), dont le trait affuté et anguleux fait merveille au sein de compositions de pages dynamiques, parfaitement illuminé par le beau et subtil travail de mise en couleurs d’André May.

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