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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | November 20, 2019















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Angoulême 2019 : l’expo Rutu Modan

27 janvier 2019 |

Récompensée deux fois à Angoulême, pour Exit Wounds et La Propriété, l‘Israélienne Rutu Modan expose son petit « théâtre tragi-comique », lors de la 46e édition du Festival.

rutu-modan07Rutu Modan est une pionnière de la bande dessinée en Israël. Car avant elle, et d’autres auteurs de sa génération, c’est simple, de la BD, il n’y en a pas là-bas. Née en 1966, elle découvre la puissance du 9e art en lisant la revue RAW et la BD indépendante américaine, mais aussi le style étonnant d’Edward Gorey, le monde doux des Moomins ou les expérimentations incroyables de Winsor McCay. Voilà quelques-unes des influences décisives au fondement de sa vocation.

Avec le dessinateur Yirmi PInkus, elle crée le collectif Actus Tragicus, qui signe différents projets, pour enfants notamment. Avec Etgar Keret, elle s’attelle à des récits plus longs et adultes. Son style rond et déformé s’affine et elle tend vers une ligne claire plus épurée, afin de porter plus efficacement des récits qui se font plus profonds et plus graves. Elle parle de la famille, de la guerre en Israël et la Palestine, des attentats, de l’armée. Du couple, des relations avec les anciens et un passé juif souvent douloureux. Elle met en scène ses récits comme des pièces de théâtre intimes, où la tragédie et la comédie s’entremêlent, où la vérité crue côtoie le mensonge. Où tout est question de regard, de mots bien ou mal choisis, de compréhension du point de vue de l’autre, à l’aune de son parcours et de son héritage.

L’exposition présentée à l’Hôtel Saint-Simon à Angoulême montre un peu tout cela. Démarrant dans la cour avec la reconstitution d’un fotoplastikon (théâtre stéréoscopique), elle présente ses sources d’inspiration, ses premières oeuvres, ses planches tâtonnantes. Puis les originaux disparaissent, car Rutu Modan a choisi de travailler sur ordinateur. Mais la scénographie est futée et colorée : entre agrandissement de cases, découpes de silhouettes, reconstitution, et environnement sonore malin (des comédiens jouent des scènes qui sont accrochées), l’immersion dans cet univers doux-amer fonctionne bien. Une jolie réussite qui mène en douceur à (re)découvrir l’univers d’une auteure singulière.

Photos © BoDoï

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