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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | March 27, 2017















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5 Comments

Capricorne #17

11 décembre 2013 |
SERIE
Capricorne
ALBUM
Les Cavaliers - 17
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
12 €
DATE DE SORTIE
25/10/2013
EAN
2803632837
Achat :

Un navire pris dans la tempête, avec à son bord Drake et Onslow, approche de la zone. Pour s’en assurer, Miss Ash Grey va plonger…Ailleurs à New-York, Ron Dominic peine à se faire accepter comme le nouveau Capricorne. Simple ersatz ou seul rempart contre les Cavaliers de l’Apocalypse ? Le message laissé par Brent Parris, sibyllin, suggère tout juste l’imminence du danger…

capricorne17_image1Adulé par les uns, ignoré par les autres, Andreas continue inlassablement de creuser sa mythologie faite de mondes fantastiques hallucinés, portés par un graphisme audacieux et une recherche visuelle constante. Après le réussi Rork- Les Fantômes, on attendait donc le 17e tome de Capricorne. Oui mais voilà, problème : le lecteur oublieux devra au moins relire la moitié de la série pour en comprendre les ressorts et élucider ses mystères. Car, avec Andreas, un fait ordinaire du tome 3 s’éclaire dans le tome 15… Ici, il les multiplie à la faveur d’une double trame narrative – dans la mer et à New-York – semant la confusion. Du coup, difficile de s’immerger dans cette construction binaire tant l’auteur bifurque, dévie, conte des histoires parallèles pénibles à raccrocher. Certains dialogues, parfois datés ou téléphonés, le rythme heurté et la fadeur des personnages étonnent de la part d’Andreas. En ressort un opus cousu de fil blanc, donnant hélas la fâcheuse impression d’une série qui s’éternise tandis que la narration s’embourbe dans une complexité vaine, tout juste sauvée par les pages finales, spectaculaires  et élégantes.

Toutefois, n’en doutons pas, tout a été pensé depuis le début avec minutie. Reste d’ailleurs cette virtuose patte graphique au découpage géométrique, sublimée par des cadrages grandioses, des décors épurés ou des plongées urbaines de toute beauté. Mais le résultat n’est pas la hauteur de la série et l’on referme l’album frustré. Baisse de forme (ou pression de l’éditeur ?), on attendra mieux de l’excellent Andreas au prochain tome.

capricorne17_image2

 

Commentaires

  1. jfchanson

    En quoi le fait d’être obligé de relire les épisodes précédents pour comprendre un nouvel album est un problème ?

  2. M. Ellis

    Bonjour jfchanson,
    le problème n’est pas de relire un ou deux épisodes, mais d’en relire seize. Une vraie contrainte pour d’évidentes raisons.
    L’autre, c’est d’y être « obligé ». Moi qui lis pour me sentir plus libre, vous comprendrez aisément qu’on puisse finir par se sentir prisonnier d’une construction intellectuelle, intéressante au demeurant mais pesante désormais.
    Mais tant mieux si cela ne rebute pas les fidèles de la première heure !

  3. Francois Pincemi

    Vous savez, MonsieurJfchanson, Andreas est un auteur exigeant et ambitieux, dont les albums, peu faciles d’accés, ne rencontrent pas vraiment le public mérité…..Mais il est vrai qu’en abusant de la complexité de cycles à rallonge, on ne facilite guère la prise en cours de l’intrigue. Une histoire, c’est comme un train. Ca se prend au départ, je ne vais pas me risquer à monter dans un train déjà en marche, c’est dangereux et d’ailleurs maintenant interdit je crois par le réglement interieur de la SNCF. Donc j’attendrai sagement le prochain train vers la même destination, au buffet de la gare. On peut y lire un peu de BD et de littérature spécialisée pour passer le temps, au Buffet de la Gare, sans se prendre la tête. C’est ce qui s’appelle du reader friendly.
    Je profite de ce rappel légitime pour fêter une excellente année 2014 à toutes et à tous, pleine de sensations douces et dures selon les gouts respectifs de chacun et chacune.

  4. Hubert

    C’est sur que l’on assez loin de Largo Winch avec sa première page digne des séries américaines « previously on Largo Winch » pour s’éviter la difficile tâche de relire le tome précédent. Une histoire en deux tomes est toujours difficile à suivre…
    Personnellement ça fait justement partie de mon bonheur de lecteur de relire une série quand j’achète une nouveauté (le livre à 15€, si on ne le lis qu’une seule fois faut pas aller à la librairie mais à la bibliothèque).
    Je n’ai pas encore lu ce tome, à voir. Mais la critique est justifiée si effectivement « la narration s’embourbe dans une complexité vaine » et si  » le résultat n’est pas la hauteur de la série et l’on referme l’album frustré ».
    Allez, programme pour la rentrée 2014, relire tout Capricorne !

  5. jfchanson

    Je ne faisais aucune critique sur les critiques :  » La narration s’embourbe dans une complexité vaine » et  » Le résultat n’est pas la hauteur de la série et l’on referme l’album frustré », ce que je n’ai absolument pas ressenti à la lecture de cet album mais chacun doit pouvoir avoir son avis. C’est juste que l’argument sur la relecture des albums précédents me semblait bizarre. Si Mr Ellis peut nous donner ses « évidentes raisons » …

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