Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 30, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Deathco #1-2

6 janvier 2016 |
SERIE
Deathco
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
8.45 €
DATE DE SORTIE
06/01/2016
EAN
2203098422
Achat :

deathco-1-illuElle hurle son nom, déteste le monde entier – y compris elle-même – et se bat avec un Pez trafiqué. Elle c’est Deathko, égérie 2016 du manga décomplexé. Dans une société où chacun s’improvise tueur à gages pour engraisser son portefeuille, cette pré-ado gothique fait figure d’outsider. La chasse, il n’y a que ça qui l’excite. Le reste du temps, Deathko croupit dans les caves du château qu’elle squatte, le nez dans sa bave comme une junkie en crise de manque. Mais qui se cache derrière la Guilde, l’organisation qui met les têtes à prix ? Oh, bah… on s’en fout, non ?

“Here’s Atsushi Kaneko”… again ! Après le polar lynchéen Wet Moon, l’auteur à la mèche noire revient à son essence punk, chaotique et improvisée, dans l’esprit de Bambi. Loin des bifurcations narratives ciselées de Soil, Deathco – jeu de mot sur death et disco – est un délire libérateur qui se construit chapitre après chapitre, où l’auteur laisse couler son inspiration et ne se refuse aucun excès. Si les opérations guérilla d’une maniaco-dépressive en Converse vous attirent, si l’humour noir et l’hémoglobine vous échauffent, si vous rêvez de cheerleaders psychopathes et de mascottes de fast food aux dents pointues, alors voilà votre manga de chevet. Le rendu visuel caresse quant à lui la rétine, comme toujours avec l’auteur, mais il ne faut pas s’attendre à l’élégance (cinémato)graphique de Wet Moon, où chaque planche nous projetait dans une salle obscure. Ici, Kaneko privilégie l’explosivité et adopte un trait légèrement plus simple, parfois cartoonesque, tout en continuant d’inonder ses planches d’une encre noire minutieusement appliquée au feutre pinceau. Un bon compromis entre ses précédentes œuvres.

Libre et déjanté, Deathco a les qualités comme les défauts d’une jam lâchée à trois heures du mat’ dans un bar enfumé. Le rythme est bizarre (l’intro dure 130 pages !), ça se répète un peu et ce n’est pas très profond mais l’artiste est appliqué, lucide, il évite les fausses notes. On lui fait confiance pour ne pas nous lasser de son univers rempli de flingues, de Cadillacs et, comme toujours, d’un fond d’obsession pour les règles cachées du monde.

© 2014, 2015 KANEKO Atsushi / Published by KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN

 

deathco-1-planche

Publiez un commentaire