Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | October 16, 2026















Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Festifood

16 octobre 2026 |
SERIE
Festifood
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
25.50 €
DATE DE SORTIE
24/09/2026

festifood_imagePetite, comme tous les gamins, Béa était fascinée par les jouets du menu enfants du fastfood à la mode, des figurines à collectionner. Pour son anniversaire, ses parents, pourtant très stricts, l’avaient donc emmenée à Festifood. Mais là, le « Joujou Bavard » présent dans la boîte du burger s’est mis à débiter des insanités ! Tordantes pour la petite, inacceptables pour sa maman ! Poubelle le jouet ! Des années plus tard, devenue mère à son tour, Béa a continué à collectionner les figurines Festifood, et ce, jusqu’à l’obsession. Car elle voudrait remettre la main sur ce fameux Joujou Bavard, dont personne ne se souvient : l’a-t-elle rêvée ? n’est-il qu’une incarnation de son conflit avec des parents peu aimants ? Mais à force de laisser les figurines de fastfood prendre toute la place, dans ses placards et dans sa tête, n’est-elle pas en train de perdre à son tour le lien avec ses propres enfants ?

Après un exceptionnel premier album, l’étrange et décalé Sans panique, Coline Hégron revient avec une chronique familiale non moins bizarre, où le malaise s’insinue partout, comme l’envahissante collection de jouets de l’héroïne. Par son trait flottant, faussement malhabile, laissant souvent les couleurs peintes exprimer les émotions, elle construit un petit monde inquiet, dont les tensions et les déceptions se cachent derrière les teintes vives des figurines en plastique du menu enfants. Sur plusieurs années et par petites touches, l’autrice raconte le spleen d’une femme dont l’enfance semble se résumer à un traumatisme – la découverte de ce jouet interdit et le silence de plomb qui a suivi – et qui se réfugie depuis dans la complétion maniaque d’une collection futile. Elle dépeint aussi de touchantes relations familiales, loin des clichés.

Par sa mise en scène inventive, son goût pour la déformation d’un monde enfantin où l’angoisse se cache derrière le mignon, Coline Hégron offre à nouveau une bande dessinée atypique, peut-être de forme un peu plus classique que sa précédente (notamment dans la dernière partie, en forme d’enquête), mais toujours aussi personnelle et inspirée.

Suivant

Publication la plus récente

Publiez un commentaire