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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | May 23, 2017

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Husk of Eden #2

31 décembre 2014 |
SERIE
Husk of Eden
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
7.50 €
DATE DE SORTIE
03/12/2014
EAN
2818932319
Achat :

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Encore faut-il tenir la distance ! Car même lorsqu’on part en trombe, si on s’essouffle en route, l’effort est vain. Husk of Eden avait ainsi fort bien démarré. Que dire du volume 2 ? Eh bien, en gros : la même chose… ou presque ! Et c’est là que la bonne idée de départ montre ses limites. C’est un peu comme raconter une bonne blague à un ami. La première fois, il rigolera… Mais si on lui répète 4 ou 5 fois d’affilée, même en variant le ton, pas sûr que celui-ci résistera plus longtemps à vous fermer le clapet à coups de crosse de fusil !

husk_of_eden2_image1Résumons : dans un monde alternatif, l’antique cité d’Eldorado renferme en son sein un mystérieux bâtiment nommé la Ziggurat. Le gouvernement décide d’envoyer de jeunes soldats afin de protéger ce lieu sacré des attaques des rebelles. Le massacre peut alors commencer !

Ce ne sont pas les scènes d’action (plutôt rondement menées) qui manquent dans ce manga. Mais l’auteur préfère mettre en avant la personnalité de ses différents protagonistes. Le concept de Husk of Eden apparaît clairement à la fin du premier volume : à chaque arc narratif, le lecteur suit une troupe de jeunes recrues confrontées à la mort. Dans le premier arc, celui que l’on prend pour le héros du récit meurt sous les assauts des fanatiques. Puis arrive un second personnage, bien plus intéressant psychologiquement… mais qui meurt à son tour. Suivant cette logique, le lecteur comprendra très vite qui sera la prochaine victime de ce jeu de quilles destructeur ! On avait d’ailleurs effectivement deviné dès la fin du tome 1 qui serait la victime à la fin du suivant… Frustrant.

Voilà donc un bel exemple de fausse bonne idée. Car lorsque la première mort survient, on est surpris, quand la deuxième arrive, on est intrigué, mais quand la troisième mort se pointe, on commence à trouver le temps long… Wolfsmund (chez Ki-oon) nous a fait le même coup. Dès qu’un personnage débarque et se révèle développé et intéressant, on peut être certain qu’il ne survivra pas très longtemps. Résultat, le lecteur ne peut s’attacher à personne, d’autant que les protagonistes restants ne sont pas parmi les plus fascinants… Faire mourir un personnage important dans une histoire n’est pas un mal en soi, mais quand cela devient systématique, voire pire, prévisible, cela ne marche plus.

On pourra toujours nous rétorquer : « c’est un récit réaliste sur la guerre et la cruauté de la vie ». Certes. Mais si vous voulez voir la vraie vie, il y a les informations à la TV, et dans un récit de fiction de ce genre, il faut que le lecteur puisse se raccrocher à quelque chose. Et si on ne peut s’attacher aux personnages, ce sera l’univers, le récit. Hors, dans Husk of Eden, il ne bouge pas d’un iota en deux volumes. On ne sait pas ce que veulent les rebelles, ni ce qu’est la Ziggurat, bref, la machine s’essouffle et tourne en rond. Le lecteur n’apprend rien de plus, les survivants n’apprennent pas non plus grand-chose des sacrifices de leurs camarades. Conclusion : ça stagne.

Et c’est d’autant plus rageant que ce manga avait tout pour réussir : un graphisme académique mais efficace, des personnages réellement intéressants et poussés, un univers mystérieux et propice aux complots en tous genres… On espère alors que ce tome 2 n’est qu’un passage à vide et que l’auteur va vite rebondir pour apporter du sang neuf… et qu’il survivra cette fois-ci !

Kara

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