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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | April 22, 2019

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Mes héros ont toujours été des junkies

22 mars 2019 |
SERIE
Mes héros ont toujours été des junkies
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
12 €
DATE DE SORTIE
06/03/2019
EAN
2413017550
Achat :

Ellie a vu sa mère mourir voilà 10 ans à cause d’une overdose. Pourtant, elle continue d’associer les drogues a une forme de romantisme d’insoumis ou de génie. David Bowie n’a-t-il pas fabriqué ses plus grandes chansons sous dope ? Désormais en centre de réhab’, Ellie croise la route d’un autre apprenti-repenti, Skip, qui a d’ailleurs flashé sur elle. Sauf qu’il ignore qu’Ellie est une fille toxique. Splendide certes, mais toxique…

album-page-large-38389Retour de la dream team du comics, le duo Ed Brubaker/Sean Phillips, avec un épisode indépendant présenté comme une nouvelle issue de l’univers Criminal. On ne compte plus les bijoux du duo (Fatale, Fondu au noir, Kill or be killed, Incognito…). Alors, fatalement, le risque de décevoir à chaque parution est plus fort. Mes héros ont toujours été des junkies ne déçoit pas vraiment mais ne sort pas tout à fait du lot non plus. Les deux compères font le job avec le talent qu’on leur connaît : un personnage féminin retors en diable, un gars amoureux plutôt fragile et influençable – ah la malédiction de la beauté ! –, des intentions floues jusqu’au final et la pirouette qui rappelle discrètement la portée de Criminal, des polars poisseux, très loin de la passion amoureuse en rose bonbon. Une ambiance aguicheuse, baignée de belles couleurs pop pastel, contrastant avec les séquences du passé en noir et blanc. Mais le propos tourne un peu court : une idylle sentimentale en trompe-l’œil et Ellie qui « défend » l’usage des drogues, avec son petit air espiègle et provocateur. Et puis rien. Pas mal de scènes se répètent – les flashbacks ou les discours d’Ellie – et on s’agace un peu de Skip, transparent, aveugle à son destin et déjà condamné.

Reste cette atmosphère très douce, cotonneuse, écho lointain des paradis artificiels, comme un bonbon agréable mais acide, et cette voix-off (les pensées d’Ellie en réalité) toujours maîtrisée. Cependant, on attendait sans doute un propos plus poussé et une fin moins abrupte, que l’on voit venir à des kilomètres… Un bon comics, malgré tout.

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