Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | December 3, 2016

Retour en haut de page

Haut de page

No Comments

Suiciders

5 août 2016 |
SERIE
Suiciders
ALBUM
Des hauteurs de l'abîme - 1
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
COLLECTION
PRIX
15 €
DATE DE SORTIE
22/04/2016
EAN
2365778615
Achat :

suicidersNew Angeles, dans le futur. Alors que la misère nécrose la ville, le peuple se régale de combats de gladiateurs d’un nouveau genre : bardés d’accessoires et de protections, les Suiciders se livrent une lutte à mort au cœur d’une arène piégée, mise à feu et à sang. En coulisse, les promoteurs s’affairent pour taire le passé du plus fort d’entre eux : le Saint, toujours invaincu…

De Lee Bermejo, on se souvient de Batman Noël ou encore Before Watchmen : Rorschach. Seul aux manettes ici, il immerge dans un monde d’ultra-violence où règne la loi du plus fort. Au centre, le Saint, invincible Suicider dont on découvre le passé trouble entre combats de rues, rédemption par la gloire et chirurgie esthétique… Quelques meurtres bien sanglants aussi, celui d’une jolie journaliste un brin naïve et des migrants dépassés par leur rêve d’eldorado…

suiciders2L’histoire, aux ressorts classiques, fonctionne de bout en bout, rythmée par une action dopée aux joutes d’arènes façon super-héros et des flashbacks nombreux. Choix difficiles, faux-semblants et jeu de masques, le Saint, d’abord mystérieux, se révèle ensuite plus fragile qu’on ne le pense. Graphiquement – l’atout principal – le visuel réaliste en jette beaucoup dans d’impressionnants corps à corps. Et même trop en fait. Car la surabondance de détails, les choix de cadrage conjugués aux incessants flashbacks alourdissent un ensemble de bonne facture, mais très « ricain » dans l’esprit. Lee Bermejo, bien conscient de ses qualités, a donc sorti la grosse artillerie à chaque page. Du coup, il en fait des tonnes et passe rarement en finesse.

Alors c’est souvent très beau certes, le show est assuré dans une ambiance brutale mais au prix d’une lourdeur inévitable, et pour un résultat très démonstratif. Du coup, on reste un peu sur notre faim même si l’envie de connaître la suite de cette dystopie rentre-dedans est bien là.

 

Publiez un commentaire