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BoDoï, explorateur de bandes dessinées – Infos BD, comics, mangas | September 11, 2026















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Summerboy

11 septembre 2026 |
SERIE
Summerboy
DESSINATEUR(S)
SCENARISTE(S)
EDITEUR(S)
PRIX
23.50 €
DATE DE SORTIE
05/06/2026

Page 3Merville, en bord de mer. Abel, étudiant parisien en errance, y revient pour l’été : ses parents lui ont trouvé un job à l’aquarium local. C’est là où travaille Paul, le petit-fils barbu et réservé des fondateurs de l’établissement. Les deux garçons se rencontrent à une fête, se plaisent, s’embrassent, passent la nuit ensemble. Mais au réveil, la ville a disparu, engloutie par la mer. Restent l’aquarium, Abel et Paul. Qui se reconstruisent un quotidien, tout en apprenant à se connaître. Et puis débarquent les enfants du club de voile local, suivis de trois vieilles sœurs bretonnes… Mais comment rejoindre le monde d’avant ? Est-ce même souhaitable ?

Comédie romantique, aventure fantastique, légende bretonne, drame social sur l’acceptation de soi… Summerboy est un récit hybride, une histoire à tiroirs qui ne nous emmène pas toujours là on l’attend, grâce à des rebondissements plutôt malins. On connaissait le sens du comique de situation de Félix Auvard grâce aux strips qu’il publie régulièrement sur Instagram. Il démontre ici toutes ses compétences de narrateur, et un excellent sens des dialogues. Incarnés, drôles et réalistes, ils structurent naturellement le récit. L’univers est mis en place avec simplicité, sans besoin d’en expliquer tous les contours. Au fil des péripéties, l’histoire en vient toutefois à se perdre, et la résolution finale en pâtit un peu. Mais la constance dans l’humour, dans l’écriture des personnages et dans la tendresse que l’auteur a pour eux compense largement les aspects un peu plus faibles du scénario.

Le tout est largement servi par le dessin, qui passe facilement de l’absurde au réalisme. Empruntant autant aux codes du manga et à l’esthétique kawai qu’à la ligne claire, Félix Auvard sait faire la synthèse de ses différentes influences. Le travail de la couleur est particulièrement réussi, et apporte tour à tour poésie et profondeur à un récit plus sombre qu’il n’y paraît. On retiendra en particulier le beau travail sur les ombres et les aplats, et une palette de bleus et d’oranges qui sent bon l’été et l’aventure, comme toute cette première fiction attachante.

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